Terme(s) recherché(s) :




L’ENJEU DES NEGOCIATIONS ENTRE PEKIN ET LE VATICAN


Quand le cardinal Roger Etchegaray, président de la commission pontificale Justice et paix, est venu à Pékin du 3 au 8 septembre 1993 à l’invitation des organisateurs des septièmes jeux nationaux de Chine, il n’a pas attiré l’attention des amateurs de sports. Sa visite a été pourtant pour les familiers des affaires extérieures de la Chine un signe de la plus haute importance qui a révélé un espoir de reprise des négociations sino-vaticanes, entamées, croit-on, en 1980, mais suspendues après la répression du mouvement prodémocratique par l’armée en 1989.


La présence massive des employées de maison philippines ne facilite pas leurs relations avec une partie de la population de Hongkong


Les relations entre les 60 000 Filipinas qui travaillent à Hongkong comme employées de maison et la majorité chinoise du territoire ne sont pas toujours très cordiales, sans qu’on puisse toujours démêler entre injustice sociale et incompréhension culturelle.


Des membres du Bureau des affaires religieuses de Pékin ont rendu visite au cardinal et à plusieurs organisations religieuses de Hongkong


Conduite par le directeur du Bureau, Zhang Shengzuo, une délégation du Bureau des affaires religieuses de Chine, organe du Conseil d’Etat, a rendu visite aux organisations religieuses de Hongkong du 24 au 30 novembre 1993.


Le Forum « Justice et paix » des religieux tient son assemblée annuelle


Le Forum « Justice et paix » des religieux a tenu son assemblée générale annuelle le 3 décembre 1993. Les représentants d’une quinzaine d’instituts religieux ou assimilés ont entendu un rapport sur les activités du Forum à Hongkong et à l’extérieur.


Caritas-Macao s’inquiète du sort des travailleurs immigrés philippins


Dans une lettre au consul général des Philippines à Hongkong, M. Paul Chi-meng, secrétaire général de Caritas-Macao, a demandé au gouvernement de M. Ramos de faire connaître à la population des Philippines la situation de l’emploi dans l’enclave portugaise. De plus en plus nombreux en effet sont à Macao les Philippins qui se tournent vers Caritas pour obtenir une aide : « Ils espèrent tous trouver du travail et rester ici, même ceux qui s’aperçoivent que la vie n’est pas si facile ».




Chine-Vatican : dans une interview, l’évêque de Pékin semble ouvrir de nouvelles perspectives pour d’éventuelles négociations


Le 3 décembre 1993, Mgr Michel Fu Tieshan, évêque « officiel » de Pékin, vice-président de la conférence épiscopale et considéré comme proche du régime, a accordé une interview au correspondant à Pékin de l’Agence France-presse. Répondant à la question de savoir si une visite du pape en Chine était possible, le prélat a rappelé les conditions préalables pour que cette éventualité puisse prendre corps : rupture des relations diplomatiques du Vatican avec Taiwan et reconnaissance de l’indépendance de l’Eglise de Chine.


Une nouvelle réglementation vise à contrôler plus étroitement l’embauche des experts étrangers


Le Bureau d’Etat des experts étrangers vient de publier un document qui vise à « renforcer la gestion » des experts étrangers travaillant en Chine (5). Sa nouvelle réglementation s’adresse aux organismes de l’étranger qui fournissent du personnel à la Chine et à leurs intermédiaires locaux auprès des institutions chinoises qui recherchent des professionnels étrangers. Entrée en vigueur le 1er octobre 1993, la nouvelle réglementation traduit la volonté de Pékin d’exercer un contrôle plus étroit sur les experts étrangers dont certains propagent des idées (politiques ou religieuses) « subversives » ou donnent l’exemple de styles de vie immoraux.


Le Front uni redéfinit sa stratégie


Le département Action du Front Uni, qui a pour rôle de servir d’intermédiaire entre le pouvoir communiste et les éléments de la société chinoise, tels les adeptes des religions qui ne sont pas tout-à-fait prêts à admettre la légitimité de l’idéologie du Parti et de son pouvoir absolu, vient d’organiser une importante conférence à Pékin, du 3 au 7 novembre 1993. Elle a rassemblé plus de deux cents personnalités officielles parmi lesquelles des représentants du gouvernement et du Parti à divers niveaux. A cause du rôle-clé joué par le Front pour le maintien du contrôle du Parti communiste chinois sur la population, les membres les plus éminents de celui-ci ont assisté à la conférence : le secrétaire général du Parti, Jiang Zemin, le premier ministre Li Peng, son adjoint exécutif Zhu Rongji, le président du congrès national du peuple Qiao Shi, le président de la conférence consultative politique du peuple chinois Li Ruihuan, et le général Liu Huaqing, soit six des sept membres du Comité central, l’organe de décision du Parti.