Cette nouvelle vague de violences a été déclenchée après le “Kar Seva” organisé le 6 décembre par les fondamentalistes hindous. Le “Kar Seva” est un travail offert gratuitement par un groupe de personnes, pour des motifs religieux. En l’occurence, il s’agissait, une fois de plus, de parvenir jusqu’à la mosquée d’Ayodhia afin d’en commencer la destruction. En fait, les autorités avaient autorisé une protestation “pacifique”!
A Hyderabad la capitale de l’Andhra Pradesh, ville à forte proportion de musulmans, la journée du 12 décembre a fait une centaine de morts.
A 70 km au sud de New Delhi, la ville d’Aligarh a connu, elle aussi, une série de meurtres. Cette ville abrite l’université musulmane la plus importante du pays.
Musulmans et hindous ont pourtant accepté de se rencontrer le 10 janvier prochain, pour essayer de trouver ensemble une solution pacifique au problème.
A Hyderabad, les leaders catholiques et protestants se sont joints à ceux des autres religions, dans une prière commune pour la paix.
Selon le quotidien de Calcutta “The Telegraph”, ce qui est en jeu, c’est la notion même de “sécularité” sur laquelle l’Etat Indien s’est appuyée depuis l’indépendance.