Eglises d'Asie

Après l’assassinat de Rajiv Gandhi

Publié le 18/03/2010




Aussitôt connue la nouvelle de l’attentat qui, le soir du 21 mai 1991, coûta la vie à l’ancien premier ministre M. Rajiv Gandhi, les catholiques n’ont pas manqué de se joindre au concert de condamnations qui s’est élevé à travers tout le pays. Ils partagent l’inquiétude de leurs compatriotes.

Alors que Mgr Alphonse Mathias, archevêque de Bangalore et président de la Conférence épiscopale, invitait la population au calme et à l’unité, Mgr Valerian D’Souza, évêque de Pune, commentait l’événement en disant qu’il mettait l’Inde entière en état de choc. il ajoutait: “Rajiv Gandhi était ouvert à l’égard de l’Eglise. Nous pouvions le rencontrer, lui exposer nos difficultés: il nous écoutait d’une oreille sympathique”.

De son côté, le P. Julian Fernandes, provincial jésuite pour l’Inde, constate que cette tragédie se déroule alors que le pays se trouve en plein processus électoral. Il invite les reponsables politiques à se convaincre que “les chemins de la violence et de la haine ne sont pas ceux que le pays choisit de suivre”.

Quant au P. Lobo, président de la Conférence des religieux, il pense que Rajiv Gandhi avait retenu les leçons du passé et qu’il serait devenu un grand homme d’Etat.

Le P. Lucio da Veiga Coutinho, secrétaire général adjoint et porte-parole de la Conférence épiscopale, considère cet assassinat comme un coup porté à toute l’Inde.

La veille même de la tragédie, M. Gandhi avait d’ailleurs fermement condamné la violence qui sévissait un peu partout depuis le début de la campagne électorale. “Lorsque j’apprends, disait-il, que des partis politiques ou des leaders de la nation organisent la violence à leur propre avantage, je ne puis que dire: Que Dieu protège notre pays! Quand apprendrons-nous à traiter les hommes en êtres humains et non en instruments de succès personnel?”