Eglises d'Asie

La cathédrale de Séoul occupée par les dissidents

Publié le 18/03/2010




Plusieurs dizaines d’étudiants et d’ouvriers ont cherché refuge dans la cathédrale catholique de Myongdong à Séoul, pour échapper à la police et continuer à coordonner les manifestations antigouvernementales. Le 23 mai 1991, quelques échauffourées ont opposé les dissidents à des responsables laïcs de la cathédrale qui se plaignaient des chants révolutionnaires empêchant la célébration d’un office religieux. Le cardinal Kim Sou-hwan, archevêque de Séoul, a cependant demandé à la police de ne pas pénétrer dans la cathédrale et de respecter la tradition qui fait de l’église un “sanctuaire” pour ceux qui sont en fuite.

Dans plusieurs diocèses du pays, des groupes de laïcs et de prêtres catholiques ont entamé des grèves de la faim pour demander des réformes (6). Malgré tout, la hiérarchie de l’Eglise catholique reste généralement circonspecte et essaie de se tenir en dehors du conflit. Un certain nombre de personnalités ecclésiastiques, dont le président de la Conférence épiscopale, Mgr Angelo Kim Nam-soo, et le recteur de l’université catholique de Séoul, le P. Luc Park Hong, ont publiquement condamné les suicides de dissidents, destinés à faire pression sur le gouvernement, et émis des doutes sur la liberté réelle laissée aux suicidés par les dirigeants dissidents.

La plupart des observateurs estiment que le plus aigu de la crise est passé et que la situation devrait rapidement redevenir normale dans le pays, à moins d’une erreur toujours possible des forces de police ou du gouvernement. Il semble que la très grande majorité de la population n’est pas prête à suivre les extrémistes étudiants et ouvriers.