Eglises d'Asie – Divers Horizons
Voyage d’une délégation du Vatican dans quatre pays de l’Asie du Sud-est
Publié le 18/03/2010
Pour trois des pays visités, la Birmanie, le Cambodge et le Laos, c’est la première fois que de tels entretiens diplomatiques ont lieu. La mission romaine devra donc commencer par faire connaissance avec ses interlocuteurs et explorer avec eux les problèmes à régler.
Pour ce qui concerne le Vietnam, les méthodes sont déjà rodées et les interlocuteurs bien connus puisque il s’agit de la quatrième rencontre de ce type. Deux ont déjà eu lieu au Vietnam. La dernière s’est déroulée au Vatican, au mois de juin 1992, quand une délégation du gouvernement vietnamien s’était entretenue avec un certain nombre de personnalités romaines. Il avait alors été décidé qu’une nouvelle rencontre aurait lieu au Vietnam au mois de décembre 1992. A cause de la visite à Hanoi du premier ministre chinois, les autorités vietnamiennes avaient alors demandé aux diplomates romains de repousser la date de leur voyage.
L’objet des négociations entre Rome et Hanoi est maintenant bien connu : il est probable que l’on discutera, encore une fois, du cas de Mgr François-Xavier Nguyên Van Thuân, archevêque coadjuteur de Hô Chi Minh-Ville, toujours jugé indésirable au Vietnam par les autorités. Les nombreux diocèses aujourd’hui sans titulaire, le fonctionnement des séminaires, les nominations de prêtres seront sans doute aussi l’objet des entretiens entre les deux parties.
Dernièrement deux affaires ont irrité le gouvernement vietnamien. Il a eu connaissance d’une déclaration commune rédigée lors d’une journée de la paix qui a réuni à Rome les principales religions du Vietnam. Son contenu a été jugé offensant par les responsables gouvernementaux. Par ailleurs, les autorités ont vivement réagi à la lettre du cardinal Sodano mettant en garde les prêtres vietnamiens contre le Comité d’union du catholicisme (7). Il est donc possible qu’aucun des problèmes en suspens ne reçoive une solution. Cependant, les deux parties sont décidées à maintenir le contact coûte que coûte.