Le problème, semble-t-il, s’aggrave. Un quartier de la ville est de plus en plus livré à la prostitution sans que le gouvernement semble s’en préoccuper outre mesure.
Le président de la section locale de la fédération internationale des avocats, M. Remedios Llego, accuse: “Le gouvernement encourage et légalise indirectement la prostitution: ceci par le truchement des campagnes en faveur de l’hygiène organisées par le département de la santé auprès des hôtesses de night-clubs, des masseuses, etc.”.
A l’inverse, Mme Heidi Cervantes, présidente des “Femmes dans les services gouvernementaux” pour le nord de Mindanao, pense qu’une légalisation de la prostitution permettrait de contrôler les personnes à risque et de prendre les mesures nécessaires.
L’unique femme membre du conseil municipal de Cagayan de Oro, Mme Luz Sabanal, demande, elle, que le gouvernement se penche sur les cas individuels afin d’aider ces femmes à se libérer de leur esclavage: “Il ne faut pas les condamner dit-elle, il faut leur venir en aide