Eglises d'Asie

Une ONG demande aux autorités de prendre des mesures afin de mieux assurer la protection des employées de maison

Publié le 18/03/2010




Sur l’île de Célèbes, une ONG locale, Suara Nurani (‘Voix intérieure’), a demandé aux autorités indonésiennes de prendre des mesures pour la protection des employées de maison. “Beaucoup d’employées de maison, nous rapporte-t-on, sont maltraitées parce que légalement non protégées”, a déclaré Pieters Sawombadile, un des responsables de Suara Nurani, à l’issue de la rencontre que lui et d’autres membres de l’ONG ont eu avec la municipalité de Manado en juillet dernier. “Beaucoup de ces employées de maison sont des jeunes filles qui devraient être à l’école. Un certain nombre d’entre elles subissent harassements sexuels, violences et mauvais traitements mais n’ont pas le courage de lutter pour défendre leurs droits a-t-il expliqué, soulignant l’ironie qu’il y a à voir le souci montré envers le sort des Indonésiens travaillant illégalement en Malaisie et le désintérêt manifesté à l’égard de ceux et celles “qui travaillent dans nos propres maisons” (1

Wempie Frederick, le maire de Manado, et son conseil ont répondu favorablement à cette proposition. Pieters Sawombadile a indiqué qu’en haut lieu, en effet, on reconnaissait que la situation des employées de maison exigeait d’être examinée et qu’on lui avait promis de traiter la question au cours d’un prochain conseil et, qu’en attendant, enquêtes et études seraient diligentées.

A Manado, comme ailleurs dans le pays, une employée de maison travaille généralement sans contrat écrit stipulant le nombre d’heures de travail, son salaire et ses indemnités. Bien que les sévices sexuels et les tortures tombent sous le coup de la loi, une action en justice ne peut être intentée pour salaire insuffisant ou horaire de travail exagéré. Suara Naruni a donc suggéré au gouvernement de combler ce vide législatif.