Eglises d'Asie

Par le biais d’une école maternelle destinée aux enfants des familles les plus démunies, la population découvre l’existence de la mission catholique

Publié le 18/03/2010




Selon le P. Patrick Masschelein, provincial de la Congrégation du Cour Immaculé de Marie (CICM), la fondation en décembre dernier d’une modeste école maternelle a permis à la population de la ville d’Erdenet de découvrir l’existence de l’Eglise catholique. L’école compte aujourd’hui vingt-cinq enfants qui, sans elle, n’auraient jamais eu l’opportunité d’être scolarisés. Ils sont issus des faubourgs misérables d’Erdenet où environ le tiers de la population vit dans des “ger” (tentes de feutre) ou dans des cabanes en bois et dont la majorité des habitants sont sans travail. Erdenet, avec ses 74 000 habitants, est la troisième ville de Mongolie ; située à 400 km au nord-ouest de la capitale Oulan-Bator, elle est un centre minier important pour l’exploitation du cuivre et du mobyldène.

Pour le P. Masschelein, l’ouverture de cette école maternelle est une nouvelle étape pour l’Eglise catholique en Mongolie, soucieuse de se développer en dehors de la capitale (1). La cérémonie d’ouverture, le 27 décembre, a été présidée par le nonce accrédité en Mongolie, Mgr Giovanni Battista Morandini, qui réside habituellement à Séoul, en Corée du Sud. Mgr Wenceslao, préfet apostolique d’Oulan-Bator, le maire d’Erdenet, deux représentants de l’éducation locale et des services sociaux étaient présents. Les journalistes de la télévision locale en ont assuré la couverture. “Ils nous ont demandé avec insistance pourquoi nous travaillons toujours pour les pauvres et pourquoi pas pour les gens aisés”, a rapporté le P. Masschelein qui dit avoir tout simplement répondu que cette école était réservée aux plus démunis de la population.

Cette école maternelle a fait découvrir l’existence de l’Eglise catholique d’abord aux éducatrices elles-mêmes puis aux gens des alentours. Elle est dirigée par le P. Gaby Tshimanga, CICM, prêtre congolais ordonné le 25 décembre à Oulan-Bator en compagnie d’un diacre, le Frère Serge-Patrick Mondomobe, d’origine camerounaise (2).