Eglises d'Asie

Covid-19 : les évêques asiatiques reportent la prochaine conférence générale de la FABC, prévue en novembre

Publié le 07/05/2020




La FABC (Fédération des conférences épiscopales asiatiques), qui rassemble 19 conférences épiscopales asiatiques et 8 membres associés, a reporté sa prochaine conférence générale, prévue du 3 au 20 novembre prochain à Baan Phu Waan, en Thaïlande. Dans une lettre cosignée par le cardinal Charles Maung Bo, archevêque de Rangoun et président de la FABC, et par le cardinal Oswald Gracias, archevêque de Mumbai et organisateur de la conférence générale, les responsables de la FABC ont souligné que, malgré le confinement qui se poursuit pour nombre d’entre eux, « nous sentons tous un très fort sentiment d’unité dans cette période troublée ».

La Fédération des conférences épiscopales asiatiques (FABC) a reporté sa prochaine conférence générale, prévue en novembre 2020, dans l’incertitude face à la situation sanitaire actuelle. La conférence devait avoir lieu à Baan Phu Waan, en Thaïlande, du 3 au 20 novembre. Aucune nouvelle date n’a été encore décidée. La rencontre du comité central et des bureaux de la FABC, qui devait avoir lieu en juin, a également été reportée. « Même si la plupart des pays des conférences épiscopales asiatiques sont confinés, nous sentons tous un très fort sentiment d’unité dans cette période troublée de l’histoire du monde moderne », ont déclaré les responsables de la Fédération, dans une lettre cosignée par le cardinal Charles Maung Bo, archevêque de Rangoun et président de la FABC, et par le cardinal Oswald Gracias, archevêque de Mumbai et organisateur de la prochaine conférence générale. « C’est dans des moments comme ceux que nous traversons que nous expérimentons toute notre dépendance envers Dieu, et notre foi en est renforcée. Nous sortirons tous de cette crise avec un sentiment de religiosité approfondi », ont confié les cardinaux. Mgr Bo et Mgr Gracias ont annoncé avoir tenu des rencontres régionales et administratives par vidéoconférence, en raison des contraintes sur les voyages qui sont toujours en vigueur.

Une impulsion évangélique renouvelée

« Actuellement, la situation est très instable, et nous ne savons pas encore ce que l’avenir nous réserve », ont-ils souligné, tout en exprimant l’espérance qu’ils puissent « annoncer une date définitive quand les choses reviendront peu à peu à la normale ». Cette année marque le 50e anniversaire de la création de la fédération. La FABC a été fondée en 1970 avec l’accord du Saint-Siège, comme une fédération de 19 conférences épiscopales et 8 membres associés, venus d’Asie du Sud, d’Asie du Sud-Est, d’Asie de l’Est et d’Asie centrale. L’objectif de la fédération est de soutenir la solidarité et la coresponsabilité entre ses membres, pour le bien de l’Église en Asie et des peuples asiatiques. Durant la rencontre du pape François avec les évêques asiatiques, lors de sa visite apostolique en Thaïlande en novembre dernier, le Saint-Père a confié que le 50e anniversaire de la FABC, en 2020, sera « une bonne occasion pour revisiter ces ‘sanctuaires’ où sont gardées les racines missionnaires qui ont marqué ces terres ».

À cette occasion, le pape a déclaré que les évêques asiatiques doivent se préparer à accueillir « un avenir que vous-mêmes devez contribuer à développer et créer ». « Ainsi, l’Église et la société en Asie » pourront tirer bénéfice « d’une impulsion évangélique partagée et renouvelée », avait poursuivi le pape François. Le cardinal Bo, qui est devenu le président de la FABC le 1er janvier 2019, a mis l’accent sur les initiatives pour la paix, la justice, la réconciliation et les droits des indigènes. Le cardinal Bo, âgé de 72 ans, a souligné la nécessité que l’Église en Asie « défende la paix par le dialogue et lutte contre la pauvreté, en protégeant la culture et en défendant l’harmonie interreligieuse ». Début avril, le cardinal Bo a également fermement condamné la négligence du parti communiste chinois au début de la période épidémique, alors que les pays les plus pauvres souffrent considérablement des conséquences du coronavirus : « Le régime chinois, dirigé par le puissant Xi Jinping et le Parti communiste chinois – et non par son peuple –, nous doit à tous des excuses et une compensation pour les dégâts qu’ils ont causés. »Haut du formulaire

(Avec Ucanews, Mandalay)


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