Eglises d'Asie

Dans ses vœux de nouvelle année, le cardinal Tagle appelle les catholiques philippins à être un « peuple d’espérance »

Publié le 03/01/2020




Dans son message adressé aux catholiques philippins pour la nouvelle année, publié le 1er janvier, le cardinal Tagle a invité les Philippins à être un « peuple d’espérance », en soutenant qu’il « ne peut y avoir de paix si nous n’avons pas d’espérance ». Selon une enquête menée en décembre par l’institut de sondage Social weather stations, la majorité des Philippins interrogés entament la nouvelle décennie de façon positive, à l’exception de 4 % des interrogés, dont beaucoup sont originaires de la région de Mindanao – la ville de Marawi, à Mindanao, a connu les cinq mois de siège des terroristes islamistes en 2017.

Le cardinal Luis Antonio Tagle, archevêque de Manille, dans son message adressé aux fidèles à l’occasion de la nouvelle année, a appelé les catholiques philippins à être un « peuple de l’espérance ». L’archevêque de Manille, qui quittera bientôt le pays pour le Vatican afin de diriger la congrégation pour l’évangélisation des peuples, a rappelé aux Philippins qu’il « ne peut y avoir de paix si nous n’avons pas l’espérance ». Selon une enquête organisée le mois dernier par l’institut de sondage Social weather stations, au moins neuf interrogés sur dix ont une vision positive sur l’année à venir et la nouvelle décennie. L’enquête, qui a été menée du 13 au 16 décembre, a révélé que près de 96 % des Philippins affirment entrer dans la nouvelle décennie avec espoir ; à l’exception de 4 % des interrogés, dont beaucoup sont originaires de Mindanao, dans le sud de l’archipel philippin, où la ville de Marawi a connu cinq mois de siège contre les terroristes islamistes en 2017.  Dans son message pour le nouvel an, le cardinal Tagle a souligné que « seuls des personnes portées par l’espérance peuvent travailler pour la paix ». « Si vous êtes sans espérance, vous serez violents », a-t-il précisé, ajoutant que les catholiques devaient également être des personnes de dialogue. « Quand on dialogue, on écoute, on cherche à comprendre, on se réconcilie, on pardonne et on ne se détruit pas l’un l’autre, on ne détruit pas la société et on ne détruit pas la terre », a-t-il insisté, en invitant à se tourner vers Marie et à invoquer l’Esprit Saint pour mieux dialoguer avec Dieu. « C’est dans ce dialogue qu’est né Jésus, le prince de la paix. Un dialogue de prière, un dialogue missionnaire, un dialogue de foi et d’espérance, pour que naisse le prince de la paix. »

(Avec Ucanews, Manille)


CRÉDITS

Angie de Silva