Eglises d'Asie – Indonésie
Environnement : une coalition défend la mangrove et les indigènes de Malacca
Publié le 29/03/2019

Le père Alsis Goa Wonga, directeur de la commission JPIC, soutient que tous les projets de développement devraient être pensés de manière à améliorer la vie des communautés, sans négliger les aspects écologiques, culturels et sociaux, ainsi que les lois en vigueur. « Ce qui s’est passé à Malacca s’est fait au mépris de tout cela », ajoute-t-il. « Le défrichage de la mangrove a détruit l’équilibre écologique et social de la zone, ainsi que le lieu de vie de la communauté indigène Waewiku de Malacca. » Umbu Wulang Tanaamahu Paranggi, directeur général du forum Walhi pour la province des Petites îles de la Sonde orientales, affirme que la société doit réparer les dégâts écologiques qu’elle a causés. « La compagnie a ignoré les principes du développement durable », poursuit-il. « Le but des projets de développement est de répondre aux besoins des gens, sans sacrifier les droits des générations futures. » Elizabeth Bano, une villageoise de Badarai, explique que la mer et les zones côtières sont une source vitale. « Nos vies dépendent des poissons et des crevettes que nous pêchons en mer, et que nous mangeons ou que nous vendons au marché », confie-t-elle. « Mais ils pourraient disparaître rapidement », prévient-elle, ajoutant que les villageois exploitent déjà près de 30 à 50 kilogrammes de sel par jour, qu’ils vendent dans un marché local. « Si tous ces lieux sont exploités par une entreprise, comment allons-nous pouvoir gagner notre vie ? » La coalition affirme que la société PT Inti Daya Kencana a lancé ses opérations en 2017 analyses sur les conséquences des projets sur l’environnement, une condition pourtant essentielle. Dans un communiqué, la société a répondu qu’elle assumait ses actions et qu’elle était prête coopérer avec l’enquête policière.
(Avec Ucanews, Jakarta)
Crédit : __earth / CC BY-SA 3.0
