Eglises d'Asie

Environnement : une jeune catholique indigène nommée au sein d’un nouveau groupe consultatif de l’ONU

Publié le 01/08/2020




Le 27 juillet, le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a inauguré son nouveau groupe consultatif des jeunes sur les changements climatiques, en nommant sept jeunes âgés de 18 à 28 ans, originaires de l’Inde, du Soudan, des États-Unis, des îles Fidji, de Moldavie, de France et du Brésil. Parmi eux se trouve Archana Soreng, une jeune catholique indigène du district de Sundergarh, dans l’État d’Odisha, dans l’est de l’Inde. Avec les autres membres du groupe consultatif, la jeune indienne pourra participer aux processus décisionnels, en s’appuyant notamment sur les résultats du Sommet de la jeunesse pour le climat, organisé en 2019.

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a nommé Archana Soreng, une jeune catholique d’origine indigène de Sundergarh, dans l’État d’Odisha, au sein du nouveau groupe consultatif des jeunes sur les changements climatiques des Nations unies, inauguré le 27 juillet. Selon l’ONU, le groupe s’appuiera sur les résultats du Sommet de la jeunesse pour le climat, organisé en 2019, et donnera l’occasion aux jeunes de participer au processus décisionnel. Archana Soreng rejoint six autres jeunes nommés au sein du groupe, originaires du Soudan, des États-Unis, de Fiji, de Moldavie, de France et du Brésil. Les jeunes, âgés de 18 à 28 ans, ont été choisis pour leurs différents engagements en faveur de l’environnement. La jeune indienne, passionnée par les questions indigènes et les enjeux des changements climatiques, collaborera avec eux afin de proposer des conseils et des suggestions contre la crise climatique alors que le monde continue de faire face à la pandémie. Mgr John Barwa, archevêque de Cuttack-Bhubaneswar, dans l’État d’Odisha, dans l’est de l’Inde, a rencontré Archana Soreng ce jeudi 30 juillet au matin. Dans un communiqué, il a reconnu que « les changements climatiques et le réchauffement planétaire sont devenus des questions de plus en plus urgentes ».

Il a félicité la jeune catholique du district de Sundargarh pour sa nomination par le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres « au sein de son groupe consultatif des jeunes, comprenant sept jeunes du monde entier, engagés pour l’environnement, qui pourront apporter leur regard, leurs idées et des solutions à la crise climatique ». L’archevêque a ajouté qu’Archana Soreng est l’ancienne responsable nationale de la Commission indigène (Adivasi Yuva Chetna Manch) de la Fédération des universités catholiques indiennes (AICUF). « En tant qu’étudiante, elle a montré ces capacités. J’espère qu’elle s’en sortira brillamment en portant les problèmes climatiques indiens à l’échelle des Nations unies. Je lui souhaite beaucoup de succès en tant que témoin des savoirs et des pratiques traditionnelles, au service de l’environnement », a poursuivi l’évêque. Archana Soreng a déclaré que « ma famille et mes ancêtres ont protégé la nature et la forêt en perpétuant des pratiques et des savoirs traditionnels ». « Mon propre père a utilisé des connaissances médicinales indigènes », a-t-elle souligné. Pour cette raison, a-t-elle ajouté, « je sens que mon expérience et mon éducation, que j’ai développés via mon travail de recherche, m’ont permis de comprendre le rôle des communautés indigènes dans la lutte contre la crise climatique ».

« C’est à nous d’être sur le front »

« Je crois que c’est à nous, les jeunes, d’être sur le front dans ce combat pour l’environnement », a-t-elle insisté. « Les communautés indigènes ont protégé la forêt et la nature grâce à des conseils communautaires chargés d’assurer la protection de leurs territoires, via des moyens et des savoirs traditionnels », assure-t-elle. « Contre la pollution plastique par exemple, ils ont des moyens alternatifs en utilisant des feuilles comme assiettes, ou en façonnant des tapis à l’aide de feuilles de dattiers. Même en termes de lutte contre les feux de forêts, ils ont l’habitude de tracer des coupes forestières pare-feu à l’aide de faucilles, surtout l’été. Et en cas de départ de feu, ils rassemblent leurs forces pour réagir rapidement. » Archana Soreng ajoute que concernant le manque d’eau potable, les communautés indigènes ont recours à des pratiques traditionnelles pour assainir l’eau. Actuellement, la jeune femme travaille dans l’État d’Odisha comme chercheuse au sein de l’organisation Vasundhara, un groupe de recherche et de sensibilisation sur les droits indigènes, les changements climatiques et la gestion des ressources naturelles.

(Avec Asianews, Mumbai)

 

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