Eglises d'Asie – Inde
Face à la pandémie, l’école Sainte Catherine de Sienne de Mumbai soutient l’éducation des enfants démunis
Publié le 31/10/2020

30 % de la population indienne sans smartphone
Actuellement, en Inde, la proportion de la population indienne possédant un smartphone est évaluée entre 60 et 70 %. On compte donc entre 30 et 40 % d’habitants qui n’en ont pas, ce qui pose un sérieux problème face à la crise sanitaire. Ainsi, près de 400 à 500 millions d’Indiens sont marginalisés, et de nombreux jeunes sont exclus du système scolaire en ligne. « Depuis la création de notre institution en 1957, nous avons aussi lancé des programmes de conseil pour les enfants et pour les parents des enfants des rues. Cette année, nous accompagnons plus de 500 élèves. Notre communauté assume l’éducation et la formation des enfants orphelins ou semi-orphelins, des enfants des rues et des enfants en détresse », explique frère Joseph, qui est également secrétaire et administrateur adjoint de la Société de bienfaisance pour les enfants démunis (Welfare Society for Destitute Children), une ONG qui vient en aide aux enfants défavorisés depuis plus de soixante ans. Dès le début du confinement, l’association a apporté une aide alimentaire aux personnes dans le besoin et aux travailleurs migrants qui se sont retrouvés coincés et sans travail.
« À l’heure actuelle, nous avons distribué plus de 150 000 repas dans les gares, les arrêts de bus et mêmes devant les portes de l’école [voir photo] », assure frère Joseph. « La faim et la pauvreté sont visibles dans notre ville », souligne-t-il. Selon l’Indice de la faim dans le monde 2020, l’Inde est classée au 94e rang sur 107 pays. « Nous continuons de les nourrir, et les files d’attente s’allongent, parce que beaucoup de gens ont arrêté les distributions alimentaires », confie-t-il. Récemment, l’association a également ouvert un programme de coiffure afin de permettre aux plus démunis, qui reçoivent régulièrement des aides alimentaires, de profiter d’une coupe de cheveux. « Nous leur avons aussi donné du savon et une serviette pour qu’ils puissent se laver. Nous continuerons tant que la faim est toujours là », assure-t-il. « Notre fondateur, le père Anthony Elenjimittam, aimait appeler les plus pauvres des ‘anges en haillons’ [« Angels in rags »]. Nous cherchons à soulager toutes les souffrances physiques, psychologiques et spirituelles affectant les enfants et les sans-abri, les orphelins et les personnes démunies. »
(Avec Asianews, Mumbai)
CRÉDITS
Asianews
