Eglises d'Asie

Himalaya : la rupture d’un glacier provoque au moins 14 décès et 200 disparus

Publié le 09/02/2021




Le 7 février, dans l’État indien de l’Uttarakhand, près de 200 personnes ont été portées disparues. Un morceau de glacier s’est effondré dans la rivière Rishiganga, provoquant une inondation massive dans cette région de l’Himalaya, où de nombreux ouvriers travaillent sur le barrage Rishiganga Hydel – désormais endommagé. La rivière Rishiganga est un affluent du Dhauli Ganga, qui se jette dans le Gange. « Nous sommes attristés par ces nouvelles de tant de vies perdues. Nous prions pour les victimes », a déclaré Mgr John Vadakel, évêque du diocèse de Binjor, qui couvre la zone.

Le 7 février, un morceau de glacier s’est effondré dans une rivière du district de Chamoli, dans l’Uttarakhand, provoquant des inondations massives au village de Reni.

Au moins 14 personnes sont décédées et plus de 200 personnes ont été portées disparues après l’effondrement soudain d’un glacier dans l’Himalaya, qui a provoqué des inondations massives dans l’État indien de l’Uttarakhand. Les autorités locales ont déclaré auprès des médias que le 7 février, un morceau de glacier s’est effondré dans la rivière Rishiganga, suscitant une inondation qui a emporté des ponts et des routes dans le village de Reni, dans le district de Chamoli. Les inondations ont également endommagé un petit barrage et piégé plus de 125 personnes sur les bords de la rivière. Des équipes d’intervention ont récupéré 14 corps, et les secours cherchent encore de nombreux portés disparus. Les autorités ont également évacué les habitants situés près des berges.

« Nous sommes attristés par ces nouvelles de tant de précieuses vies perdues. Nous prions pour les portés disparus, en espérant qu’ils soient retrouvés sains et saufs », a déclaré Mgr John Vadakel, évêque du diocèse de Binjor, qui couvre la zone. « C’était une crue éclair, une catastrophe naturelle. Le gouvernement fait de son mieux pour aider les victimes. Concernant l’Église locale, nous ne pouvons qu’attendre et observer la situation. Les lieux où la catastrophe est survenue sont particulièrement rudes. La météo et le terrain sont très difficiles, et très peu de gens vivent dans cette zone », a-t-il confié. L’évêque a précisé que seuls ceux qui travaillent actuellement sur le barrage Rishiganga Hydel – désormais endommagé – vivent là-bas. De son côté, le Premier ministre Narendra Modi a déclaré qu’il surveillait l’évolution de la situation.

Une région particulièrement exposée

« L’Inde est aux côtés de la population de l’Uttarakhand, et toute la nation prie pour la sécurité de tous là-bas », a-t-il souligné. Sitaram Yechury, secrétaire général du Parti communiste d’Inde, a critiqué le gouvernement de Narendra Modi pour n’avoir pas pris de mesures adéquates concernant la prévention des catastrophes naturelles. « Malgré les affirmations du Premier ministre, à chaque jour qui passe, on risque de voir le nombre de victimes s’agrandir », a-t-il déploré. Selon un expert de l’Institut indien des sciences et de la recherche (Indian Institute of Science Education and Research), un lac glaciaire (résultant de l’érosion d’un glacier) aurait été présent dans la région depuis quelque temps, mais inconnu des scientifiques.

A. C. Michael, chrétien et militant indien des droits de l’homme, estime que l’Uttarakhand est « l’une des régions les moins surveillées et les plus vulnérables ». Ancien membre de la Commission de Delhi pour les minorités, il pense que le gouvernement devrait investir davantage pour améliorer l’accès du public et des autorités locales à l’information, afin de mieux assurer la sécurité de la population locale. L’Uttarakhand, situé au pied de l’Himalaya, est particulièrement exposé aux catastrophes naturelles et aux intempéries. En juin 2013, le petit État indien avait subi une lame d’eau exceptionnelle (une pluie torrentielle sous orage), qui avait provoqué des inondations dévastatrices et des glissements de terrain qui avaient causé près de 5 700 victimes. La catastrophe avait été décrite comme l’une des pires ayant frappé le pays depuis le tsunami de 2004.

(Avec Ucanews, New Delhi)


CRÉDITS

DR