Eglises d'Asie

Hô-Chi-Minh-Ville : après la pandémie, la mission de Can Gio poursuit son travail d’évangélisation

Publié le 21/04/2021




Depuis 2016, le père Joseph Nguyen Van Khiem est responsable de la station missionnaire de Doi Lau, un hameau situé sur un petit plateau du district de Can Gio, au sud d’Hô-Chi-Minh-Ville. Avec une saison sèche brûlante et une forêt de mangrove, le contexte n’est pas toujours aisé pour les missionnaires et les paroissiens. Malgré les difficultés, le père Joseph Khiem a pu construire une église grâce aux volontaires et donateurs. Aujourd’hui, alors que la mission ne compte que quelques baptisés, plusieurs centaines d’enfants et d’adultes viennent à la messe tous les jours.

Le 18 août 2020, le père Joseph Nguyen Ngec Tam a été accueilli dans la mission de Doi Lau (au sud d’Hô-Chi-Minh-Ville) par des jeunes du district de Can Gio.

Le 18 août dernier, quelques mois après la première vague de la pandémie (en février-mars 2020), le père Joseph Nguyen Ngec Tam a été envoyé assister le père Joseph Nguyen Van Khiem dans un district d’Hô-Chi-Minh-Ville (dans le sud du Vietnam). Ce dernier est responsable de la station missionnaire de Doi Lau, à Can Gio, depuis 2016. À son arrivée, le père Van Khiem a d’abord rencontré les enfants et les jeunes de la mission. Ensemble, avec quelques catholiques, ils ont également rendu visite aux familles les plus démunies de la communauté locale. Le prêtre a également travaillé avec les religieux, les missionnaires, les laïcs et les bienfaiteurs catholiques et non catholiques, afin de construire une nouvelle église et un centre pour les enfants et adolescents. Doi Lau est un hameau situé sur un petit plateau du district de Can Gio. La construction de l’église n’a pas été facile. Durant la saison sèche, le soleil est brûlant. On trouve aussi une forêt de mangrove dans la région, ce qui complique la vie quotidienne de la mission locale. Avec des paroissiens, des habitants et quelques bienfaiteurs, le père Van Khiem a pu faire face aux difficultés. Aujourd’hui, de nombreux enfants et adultes viennent prier régulièrement dans l’église. Actuellement, le site compte aussi un terrain de jeux pour les enfants et les adolescents, situé à côté de l’église.

« La plupart des habitants ne sont pas baptisés »

La plupart des enfants qui viennent à Doi Lau ne sont pas catholiques, et beaucoup d’habitants du district ne sont pas baptisés. Seuls quelques catholiques vivent dans cette zone, mais beaucoup de résidents viennent malgré tout à la messe. « Ces enfants qui portent des uniformes sont venus accueillir le père Tam aux portes de l’église », explique le père Khiem à propos de l’arrivée du père Joseph Tam. « La plupart d’entre eux n’ont pas encore été baptisés », souligne le prêtre qui ajoute que « la mission ne compte que quelques catholiques ». « Mais plusieurs centaines d’enfants et d’adultes viennent à la messe tous les jours ainsi que le dimanche », se réjouit-il, en assurant qu’ils forment ainsi, malgré tout, une vraie communauté. « Chaque année, près d’une centaine d’enfants viennent à l’église pour jouer, apprendre et étudier le catéchisme. Cela va du niveau maternelle à l’école primaire. La plupart ne sont pas baptisés », poursuit le prêtre. « Les religieuses Amantes de la Croix enseignent des chants sacrés aux enfants, ainsi que des prières chrétiennes dont le Je vous Salue marie. Tous les ans, des séminaristes viennent aussi organiser des jeux sportifs, et ils aident pour le catéchisme. Ainsi, les enfants connaissent quelques hymnes et quelques prières, ils savent réciter le chapelet et ils comprennent les bases du catéchisme. »

Soutien spirituel et aide au développement

« Nous leur apprenons à faire le signe de croix », explique un des étudiants du grand séminaire Saint-Joseph de Saïgon (Hô-Chi-Minh-Ville). « Le travail missionnaire auprès des enfants n’est pas toujours facile. Nous devons aimer la mission, y consacrer du temps et être proches des enfants. Nous avons aussi besoin de temps pour rendre visite aux familles. Nous espérons que notre travail portera de bons fruits », poursuit-il. « Des frères et sœurs accompagnent ces enfants depuis plus de deux ans », confie le père Khiem. « Nous y passons beaucoup de temps, pour qu’ils puissent se souvenir de ce qu’ils ont appris, et pour longtemps. » Aujourd’hui, certains enfants font partie du Mouvement eucharistique des jeunes de la paroisse. Certains enfants sont devenus catéchistes et participent à la mission avec leurs proches et leurs voisins. Des parents assurent être témoins des fruits de ce travail en voyant leurs enfants progresser. Ces derniers forment comme un pont entre les parents et l’Église locale, et les parents entendent la Bonne Nouvelle en écoutant leurs enfants. Le père Joseph Khiem a aussi utilisé l’argent envoyé par les donateurs pour financer des projets de développement, dont deux systèmes d’approvisionnement en eau – l’accès à l’eau potable n’est pas toujours aisé dans le district de Can Gio. Le soutien spirituel et l’aide matérielle aux plus pauvres sont les plus grandes préoccupations du père Khiem. Depuis le début de la pandémie, dans le contexte économique actuel, beaucoup de groupes et volontaires catholiques ont donc participé à diverses activités caritatives engagées par la paroisse afin de soutenir les plus affectés.

(Avec Asianews)


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