Eglises d'Asie

JMJ : les pèlerins indiens accueillis à bras ouverts à Panama

Publié le 24/01/2019




Les familles d’accueil d’Atalaya, au Panama, ont accueilli les 56 pèlerins de la délégation indienne, venus participer aux 34es Journées mondiales de la jeunesse. Après un vol d’une vingtaine d’heures et plusieurs heures de car – un premier voyage hors de l’Inde pour nombre d’entre eux – ils ont été accueillis par la communauté locale. Ils y ont vécu les journées dans les diocèses à la découverte de la culture et des traditions panaméennes, avant de se rendre dans la ville de Panama pour y attendre le pape François, qui devait arriver dans la journée du 23 janvier.

Nadine Pereira fait partie de la délégation indienne participant aux 34es Journées mondiales de la jeunesse, à Panama. Il confie que « les familles hôtes nous ont accueillis à bras ouverts » et qu’ils n’ont pas « le mal du pays ». Nadine assure même que leurs hôtes sont devenus comme une « seconde famille loin de chez eux ». II fait partie des 56 pèlerins indiens, qui sont arrivés sur le continent le 15 janvier. Après un long voyage, « nous avons été bouleversés par la chaleur de l’accueil que nous avons reçu par les membres de la communauté locale ». Aujourd’hui, il est dans la ville de Panama où il a suivi l’arrivée du pape, le 23 janvier. Pour lui, c’est son premier voyage à l’étranger. « Nous avons atterri à l’aéroport de Tocumen après 20 heures de vol, où nous avons été accueillis à notre arrivée. De là, nous avons roulé pendant quatre heures en car », raconte-t-il. « Nous sommes arrivés à Atalaya à minuit. Malgré l’heure tardive et notre fatigue, nous avons été très touchés par l’accueil incroyable reçu par la communauté, avec des chants et des danses. Puis nous avons été accueillis deux par deux par chaque famille d’accueil. »

Le jour suivant, ajoute-t-il, « nous nous sommes rendus à la basilique Jésus de Nazareth, dans le centre d’Atalaya. De là, nous sommes allés à l’église Saint-François de Montana, à Santiago de Veraguas. Nous avons pu y suivre un temps de visite et une session sur l’histoire de l’église. Puis nous avons découvert l’école Normal Juan D. Arosemena, la plus prestigieuse de la ville. Le jour s’est terminé sur la célébration de la messe en espagnol, à la basilique d’Atalaya ». Lors de leur séjour à Atalaya, durant les journées dans les diocèses, la délégation indienne a pu participer à de nombreuses rencontres sociales et culturelles. Le deuxième jour, les pèlerins ont visité le village d’El Barrito, à la rencontre des villageois, tous vêtus de leurs costumes traditionnels. « Je suis heureux de découvrir la richesse des cultures à Panama, et de pouvoir partager notre culture indienne avec eux », poursuit Nadine. « Les Indiens et les Panaméens d’Atalaya sont très proches dans la façon dont ils traitent leurs hôtes. L’hospitalité des organisateurs, des volontaires et des paroissiens ne peut pas s’expliquer avec des mots », souligne-t-il. « Les souvenirs de notre visite, les familles rencontrées et les amitiés qui se sont tissées resteront gravés à vie dans notre cœur. »

Rinita Juliana Francis, une autre jeune indienne de la délégation, confie qu’elle a vu, dimanche dernier, « des pèlerins des plusieurs pays rassemblés à Santiago, à la paroisse Saint-Jean l’Evangéliste, afin de célébrer la fin des journées dans les diocèses ». Portant leurs costumes traditionnels, « des centaines de pèlerins panaméens agitaient leurs drapeaux en dansant, au son des tambours battus par des soldats panaméens. Au fil de la soirée, les pèlerins chantaient des chants de louange et d’adoration, en dansant sur des musiques venues de l’île Maurice, de Colombie, du Brésil, du Honduras, de Mexico et d’Inde », avec des participants de « chaque pays pour un spectacle géant ». L’expérience était « fascinante » pour la jeune femme. « Je suis vraiment reconnaissante. Je suis sûre que cela a renforcé la foi de tous les pèlerins, quelle que soit leur origine, et qu’ils sont tous repartis dans la joie ». Pour Rinita, les Panaméens sont des gens « hospitaliers, affectifs et généreux ». Ils sont « unis et sont très fiers de leur culture et de leurs traditions », en particulier concernant la musique espagnole. « La façon dont les chanteurs et la population participent à l’eucharistie est incroyable. »

(Avec AsiaNews)


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