Eglises d'Asie

La Mongolie et le Saint-Siège renforcent leurs échanges culturels et universitaires

Publié le 17/01/2020




Mardi 14 janvier, Mgr Paul Richard Gallagher, secrétaire pour les relations avec les États de la secrétairerie d’État, a signé un accord avec Lundeg Purevsuren, ambassadeur de Mongolie près le Saint-Siège et représentant permanent auprès des Nations Unies et d’autres organisations internationales. L’objectif étant de développer et d’approfondir la collaboration culturelle et universitaire entre la Mongolie et le Vatican, en permettant l’accès aux Archives apostoliques vaticanes. Les chercheurs et étudiants mongols pourront ainsi enrichir leurs connaissances sur l’histoire mongole avec des documents remontant aux relations diplomatiques entre le pape Innocent IV (XIIIe siècle) et l’empereur mongol Guyuk Khan.

Le Saint-Siège et la Mongolie ont décidé de développer leur collaboration dans le domaine culturel. Ainsi, les étudiants mongols auront accès aux Archives apostoliques du Vatican (anciennement « Archives secrètes du Vatican ») dans le but d’approfondir leurs connaissances sur leur histoire nationale, selon l’agence de presse locale Akipress. Cet accord a été signé le 14 janvier par Lundeg Purevsuren, ambassadeur de Mongolie près le Saint-Siège et représentant permanent auprès des Nations Unies et d’autres organisations internationales, et par Mgr Paul Richard Gallagher, secrétaire pour les relations avec les États de la secrétairerie d’État du Vatican. « C’est une très bonne nouvelle », s’est réjoui le père Giorgio Marengo, de la congrégation des Missionnaires de la Consolata, qui vit en Mongolie depuis 2003. Pour lui, les étudiants mongols pourront ainsi étudier des sources documentant l’histoire mongole, qui sont conservées aux Archives vaticanes et à la Bibliothèque apostolique vaticane. Mgr Gallagher explique que le Saint-Siège enseignera le latin aux étudiants mongols afin qu’ils puissent étudier les documents en question. Il a également annoncé, aux côtés de l’ambassadeur mongol, l’organisation d’une exposition de photos et d’une conférence scientifique au Saint-Siège, du 6 au 8 mai, afin de poursuivre la collaboration culturelle entre le Vatican et la Mongolie. « Cette année marque le 800e anniversaire de la fondation de l’ancienne capitale de l’Empire mongol, Karakorum », explique le père Marengo.

Ses ruines sont situées près de la ville actuelle de Kharkhorin, à proximité du monastère bouddhiste d’Erdene Zuu, « où les missionnaires de la Consolata ont ouvert, il y a quelques années, un petit centre pour le dialogue interreligieux et la recherche culturelle ». « Avec ces dernières initiatives, le Saint-Siège montre son intérêt pour l’histoire et l’héritage culturel de ce pays, et nous en sommes très heureux », ajoute le prêtre. La conférence scientifique en préparation doit porter sur le dialogue interreligieux en Mongolie. Bien que le christianisme n’ait été à admis à nouveau dans le pays qu’en 1992, après la chute du régime communiste, « l’ancienne capitale impériale représente l’un des premiers exemples de coexistence pacifique entre différentes religions », assure-t-il. « En 1245, le pape Innocent IV a envoyé le frère franciscain Jean de Plan Carpin comme ambassadeur à la cour du khan Guyuk. D’après ses témoignages et d’autres récits anciens, nous savons que la capitale impériale était cosmopolite et multireligieuse, avec par exemple la présence de nestoriens et de chrétiens syriaques. » Afin de commémorer les relations entre le successeur de Pierre et les empereurs mongols, « des copies des lettres échangées au XIIIe siècle entre le pape Innocent IV et l’empereur Guyuk Khan ont été envoyées au musée de Kharkhorin, entre 2017 et 2018, à la demande des autorités locales et avec l’aide de la nonciature apostolique et des Archives vaticanes. Ces dernières détiennent toujours les documents originaux ».

(Avec Asianews)


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