Eglises d'Asie

Laudato Si : un congrès organisé à Manille pour concrétiser l’appel à la conversion écologique

Publié le 06/09/2019




Plusieurs groupes d’Église se sont rencontrés cette semaine à Manille afin de définir des « actions écologiques concrètes » afin de réagir face à ce qu’ils décrivent comme une « urgence climatique ». La rencontre, organisée du 3 au 5 septembre, proposait d’étudier de plus près l’encyclique du pape François sur l’environnement, Laudato Si, ainsi que la lettre pastorale publiée par les évêques catholiques philippins en juillet, dans laquelle ils appelaient à une « conversion écologique ». « Nous voulons connaître les meilleures pratiques pour la protection de l’environnement, et ce que nous ne faisons pas encore », explique Mgr Valentin Dimoc, évêque de Bontoc-Lagawe.

Dans leur lettre pastorale du 16 juillet, les évêques philippins demandaient aux diocèses du pays de considérer la protection de l’environnement comme une priorité. La lettre des évêques, intitulée « Un appel urgent pour la conversion écologique : l’espérance face à l’urgence climatique », appelait à sauver notre maison commune, en rappelant qu’il s’agissait non seulement d’un devoir chrétien mais aussi d’un impératif moral. Les évêques ont demandé à tous les diocèses et communautés catholiques de « discerner les problèmes et prendre soin de la Terre activement, à un niveau personnel, communautaire et institutionnel ». Le père Edwin Gariguez, secrétaire général de la branche sociale de la conférence épiscopale philippine, a souligné à nouveau l’urgence d’un plan « qui permettra de passer de l’exhortation à des programmes et des actions spécifiques », à l’occasion d’une rencontre organisée à Manille, du 3 au 5 septembre, afin de mieux concrétiser l’appel à la conversion écologique lancé par les évêques philippins. La rencontre de cette semaine devait également déterminer la meilleure façon de travailler avec différents groupes dans le cadre d’un programme commun pour la protection d’un écosystème fragile. Yolanda Esguerra, coordinatrice nationale du groupe Philippine-Misereor Partnership Inc., estime que l’Église « peut encore faire quelque chose pour combattre les conséquences des changements climatiques ». Selon elle, plusieurs groupes doivent regrouper leurs ressources afin d’agir plus efficacement « pour sauver notre maison commune ». Mgr Broderick Pabillo, évêque auxiliaire de Manille, a souligné l’importance d’organiser et de mobiliser les communautés locales, en particulier celles qui sont les plus vulnérables aux changements climatiques. Mgr Rolando Tirona, responsable de la Caritas Philippines, explique que la protection de l’environnement a toujours été « partie intégrante de notre ministère pastoral ». « Maintenant, nous devons avancer au plus vite et poser des actions concrètes pour sauver l’environnement de la destruction », confie-t-il. « Nous devons agir immédiatement », ajoute-t-il. Les évêques catholiques philippins ont élevé la voix à de nombreuses reprises à propos de divers problèmes écologiques depuis la publication, en 1988, d’une lettre pastorale sur l’écologie intitulée What is happening to our Beautiful Land ? (29 janvier 1988).

(Avec Ucanews, Manille)


CRÉDITS

Mark Saludes