Eglises d'Asie

Le niveau d’eau du Mékong en baisse : 60 millions de personnes menacées

Publié le 16/02/2021




La baisse du niveau de l’eau affecte les populations du Laos, de la Thaïlande, du Cambodge et du Vietnam. Les barrages chinois sont en partie responsables des dommages, qui affectent les transports, la pêche, l’agriculture et l’aquaculture. Pour la Commission Régionale du Mékong, la Chine doit annoncer à l’avance ses plans de retenue de l’eau aux autres pays. Le fleuve prend naissance en Chine et serpente sur 4 350 km, à travers la Birmanie, le Laos, la Thaïlande, le Cambodge et le Vietnam. Il est d’une importance vitale pour la région.

Le Mékong est tombé à un niveau « anormalement bas », une grave menace pour la survie de 60 millions de personnes vivant le long de son cours inférieur. Le fleuve prend naissance en Chine et serpente sur 4 350 km, à travers la Birmanie, le Laos, la Thaïlande, le Cambodge et le Vietnam. Il est d’une importance vitale pour la région et les 200 millions de personnes qui en dépendent directement ou indirectement, principalement dans les secteurs de la pêche et de l’agriculture. En plus de la baisse des précipitations, qui ont chuté de 25 % en dessous de la moyenne depuis novembre 2019, les barrages chinois ont contribué à réduire le débit de l’eau. Ces derniers mois, le débit a considérablement baissé au barrage de Jinghong, dans la province chinoise du Yunnan, qui alimente une centrale hydroélectrique. Winai Wangpimool, directeur de la Division Soutien Technique au Secrétariat de la Commission du Mékong, souligne que le débit d’eau fluctue considérablement entre le barrage de Jinghong et la capitale du Laos, Vientiane.

Ce qui aura un fort impact, selon lui, sur les communautés vivant en aval. La pêche en souffrira en premier lieu, car la variation du débit affecte la migration de la plupart des espèces de poissons, ainsi que le transport, l’agriculture, l’aquaculture et la récolte d’algues. Jeudi dernier, le débit d’eau à la station de Jinghong est tombé à 800 m³ par seconde, alors que le niveau normal est de 1 400 m³ par seconde. En conséquence, le niveau du Mékong a baissé d’un mètre dans le district thaïlandais de Chiang Saen. Dans la partie vietnamienne du cours du fleuve entre Tân Châu et Châu Đèc, le débit fluctue tous les jours. Le ministère chinois des ressources en eau a justifié la réduction du débit par la nécessité d’effectuer des travaux d’entretien. Pour Winai Wangpimool, afin d’éviter les risques de dommages causés à l’environnement et aux populations, la Chine doit communiquer en toute transparence ses plans de retenue et de libération de l’eau, aux pays en aval et à la Commission.

(Avec Asianews, Hô_Chi-Minh-Ville)


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