Eglises d'Asie

L’Église philippine intervient auprès des victimes du super typhon Goni dans la région de Bicol

Publié le 03/11/2020




Le 1er novembre dans le sud de l’île de Luçon, dans la région de Bicol, le passage du super typhon Goni a entraîné la fuite de plus de 350 000 Philippins et causé au moins une vingtaine de victimes. Des rafales ont été enregistrées jusqu’à 290 km/h, ce qui en fait l’un des typhons les plus violents depuis celui de 2013, qui avait causé près de 6 000 morts. Des victimes ont notamment été ensevelies sous des coulées de boues volcaniques qui ont englouti deux villages proches du volcan actif Mayon. Mgr Bagaforo, responsable de la Caritas philippine, explique que l’organisation coordonne des distributions alimentaires sur le terrain.

Le 1er novembre dans la province d’Albay, dans le sud de l’île de Luçon, une famille s’est réfugiée sur un toit pour échapper aux inondations provoquées par le typhon Goni.

Les catholiques philippins ont ouvert leurs portes aux centaines de milliers de réfugiés qui ont fui leurs maisons après le passage du super typhon Goni, qui a frappé la région de Bicol, le 1er novembre dans le sud de l’île de Luçon. Selon les autorités, le typhon, le plus violent de l’année, a tué au moins 20 personnes et entraîné la fuite d’au moins 350 000 Philippins. Avec des vents continus de près de 224 km/h et des rafales enregistrées jusqu’à 290 km/h, c’est un des typhons les plus violents à frapper le pays depuis le super typhon Haiyan, qui avait entraîné plus de 6 000 victimes en 2013. Après le passage du typhon Goni, certaines victimes ont été ensevelies sous des coulées de boues volcaniques à proximité du volcan actif Mayon. « Au moins sept personnes ont été tuées dans notre province. Deux d’entre elles, un père et son fils de cinq ans, se sont noyées avec d’autres victimes emportées par des coulées de boues », a déclaré Al Francis Bichara, gouverneur de la province d’Albay. Le gouverneur a ajouté que des coulées de boue ont aussi emporté des maisons, et détruit des ponts et des routes près des villes de Daraga et de Santo Domingo. Beaucoup d’habitants ont également été privés d’électricité dans la province.

20 000 hectares de cultures détruits

Le gouvernement philippin a déclaré que dans la province d’Albay (région de Bicol), le secteur de l’agriculture a subi des pertes estimées autour d’1,1 milliard de pesos (19,5 millions d’euros), avec des rizières détruites et des cocotiers déracinés. « Presque 20 000 hectares de cultures et environ 20 000 fermiers ont été affectés », a signalé William Dar, secrétaire philippin à l’agriculture. Le père Treb Futol, du diocèse de Sorgoson, explique que sa paroisse a lancé une soupe populaire afin de nourrir les réfugiés, en particulier à l’occasion de la fête de la Toussaint, dans un pays majoritairement catholique. De son côté, le père Ranhilio Aquino, du diocèse de Tuguegarao, dans le nord de Luçon, a appelé à venir en aide aux victimes du typhon. « Beaucoup d’entre eux tremblent de froid et sont privés de toit. De nombreuses victimes pleurent la perte d’un proche, tout en tentant de sauvegarder le peu de biens qu’il leur reste », a-t-il alerté sur les réseaux sociaux. Mgr Jose Colin Bagaforo, responsable de la Caritas aux Philippines, précise que son organisation coordonne les Caritas locales afin d’assurer les distributions alimentaires et les aides d’urgence sur le terrain. Il souligne que Caritas est en lien avec les centres d’action sociale qui interviennent dans les diocèses affectés par le typhon, afin d’assurer une distribution rapide et efficace auprès des victimes. « En cas de besoin, nous sommes prêts à envoyer une aide financière aux diocèses affectés par la catastrophe », précise l’évêque.

(Avec Ucanews, Manille)


CRÉDITS

DR