Eglises d'Asie

L’Église sud-coréenne proche des plus démunis face à la récession

Publié le 17/07/2020




L’été 2020 s’annonce frileux pour l’économie sud-coréenne, alors que le pays a enregistré une perte de 352 000 emplois en juin, selon l’agence de presse Yonhap. Le taux de chômage continue d’augmenter pour le quatrième mois consécutif – un record depuis octobre 2009. L’économie nationale souffre du ralentissement de l’activité industrielle et de la consommation. Malgré les liquidités massives promises par le gouvernement, destinées à protéger les commerces et les banques, la production et le secteur industriel continuent de subir la crise, ainsi que le tourisme et la grande distribution. De son côté, l’Église locale cherche de nouveaux moyens de soutenir les plus affectés et les plus démunis.

Le taux de chômage continue d’augmenter en Corée du Sud pour le quatrième mois consécutif. En juin, selon l’agence de presse Yonhap, le marché du travail sud-coréen a perdu près de 352 000 emplois. Depuis octobre 2009, c’est la première fois que le pays enregistre une tendance négative d’une aussi longue durée. L’effondrement de l’économie nationale, selon le Bureau sud-coréen des statistiques, est dû à la crise mondiale provoquée par la pandémie. L’explosion de la propagation du Covid-19 a ralenti l’activité industrielle et la consommation des ménages. Les restrictions sanitaires et les consignes de quarantaine imposées par les autorités ont vidé les rues et les commerces. Le gouvernement a réagi en annonçant à la population des injections massives de liquidités, destinées à protéger les banques et les commerces. Pourtant, la production et l’industrie lourde semblent continuer de s’effondrer cet été, malgré les aides reçues. La grande distribution et le tourisme sont également fortement affectés.

La Corée du Sud a été le second pays au monde, après la Chine, à enregistrer les premiers cas de coronavirus. Certains analystes estiment que le pire est encore à venir, et que les conséquences économiques réelles de la situation sanitaire ne seront véritablement connues que d’ici fin 2020. Concernant le marché du travail, ce sont les travailleurs âgés entre 40 et 55 ans qui sont les plus exposés : trop jeunes pour partir à la retraite, mais trop âgés pour repartir de zéro après les licenciements de ces derniers mois. L’Église catholique locale, confie une source anonyme, « est consciente du problème et cherche des solutions pratiques ». « Personne ne doit être abandonné durant cette période de crise, mais il est certain que les employeurs ont eux aussi d’importantes épreuves à affronter. Toutefois, oublier ces travailleurs, cela reviendrait à priver plusieurs milliers de familles de leurs revenus et de leur dignité. » Pour cette raison, ajoute la source, « nous réfléchissons à la meilleure façon d’intervenir ». « Parmi les solutions proposées, nous envisageons la création de cours de réinsertion afin d’assurer que ces pères et mères de famille aient tous les moyens de se reconstruire et de travailler à nouveau, avec de nouvelles perspectives. »

(Avec Asianews, Séoul)


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