Eglises d'Asie

Les fidèles philippins marquent la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création

Publié le 03/09/2019




En 2015, le pape François annonçait une « Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création », célébrée le 1er septembre, en appelant à marquer un « Temps de la Création » entre du 1er septembre au 4 octobre, « dans le souvenir de saint François d’Assise ». Les évêques philippins ont marqué l’occasion en appelant les fidèles à renouveler leur engagement pour la protection de la Création, en célébrant le « Temps de la Création » à l’invitation du pape François. Ce dernier a invité les fidèles « à se consacrer à la prière pendant ce temps […] : une période de prière plus intense et d’action au profit de la maison commune ».

Les évêques catholiques philippins ont renouvelé leur appel à la protection de l’environnement, alors que l’Église catholique marque le début d’un « Temps de la Création », à l’invitation du pape François : « J’invite […] fortement les fidèles à se consacrer à la prière pendant ce temps, qui, à partir d’une opportune initiative née dans un cadre œcuménique a pris l’aspect d’un Temps de la Création : une période de prière plus intense et d’action au profit de la maison commune qui s’ouvre aujourd’hui, 1er septembre, Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création, et qui se terminera le 4 octobre, dans le souvenir de saint François d’Assise » (Message du pape François pour la célébration de la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création, 1er septembre 2019). À l’ouverture de la célébration marquant la journée, le cardinal Luis Antonio Tagle, archevêque de Manille, a appelé les catholiques à être plus actifs en tant que gardiens, en prenant soin de la nature. En 2015, le pape François a déclaré le 1er septembre « Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création », en appelant à célébrer un « Temps de la Création ». Dans son homélie, en présence de nombreux étudiants et groupes d’Église, Mgr Tagle a demandé aux fidèles d’éviter de se comporter en propriétaires vis-à-vis de la Création. « Les causes profondes de la destruction viennent de l’orgueil », a-t-il ajouté, en signalant que « ceux qui s’imaginent qu’ils sont les propriétaires de choses créées » ne peuvent pas en même temps défendre la protection de l’environnement. Mgr Pablo Virgilio David, évêque de Kalookan, a rappelé aux catholiques qu’« il n’y a qu’une seule Terre » et que « tout est lié dans la Création ». « La Terre est comme un corps humain. Si vous détruisez ou blessez ne serait-ce qu’une partie, c’est l’ensemble qui est touché », a-t-il insisté.

Le père John Leydon, prêtre colomban et responsable de la branche philippine du Mouvement catholique mondial pour le climat, salue de son côté le soutien de plus en plus important des gens en faveur du « Temps de la Création ». « Nous voyons de plus en plus de gens qui s’engagent à soutenir le mouvement », se réjouit-il, ajoutant que des organisations catholiques ont commencé à se détourner des énergies sales comme le charbon. Le père Leydon assure que son organisation travaille avec d’autres groupes d’Église pour inviter les communautés à s’engager face à  l’urgence climatique. En juillet, les évêques ont publié une lettre pastorale pour appeler à la conversion écologique, en invitant les diocèses à travers les Philippines à poser des actions concrètes pour la protection de l’environnement. La lettre pastorale soulignait que la protection de notre maison commune est non seulement un devoir chrétien, mais un impératif moral. Le père Edwin Gariguez, secrétaire général de Caritas Philippines, estime que les catholiques « ne peuvent plus se contenter d’être des spectateurs », et doivent traiter le problème de l’environnement de toute urgence. « Une action collective globale est nécessaire pour protéger la biodiversité », ajoute le prêtre. « C’est devenu d’autant plus nécessaire que le problème est exacerbé par les émissions de monoxyde de carbone provenant de l’incendie en Amazonie » regrette-t-il, évoquant les feux qui ont démarré en Amérique du Sud en août. L’Institut national pour la recherche spatiale (INPE), un centre de recherche brésilien, a affirmé qu’il y a eu 3 859 nouveaux départs d’incendies au cours de la semaine dernière, dont 2 000 en Amazonie.

(Avec Ucanews, Manille)


CRÉDITS

Jire Carreon