Eglises d'Asie

Les missionnaires de la charité célèbrent le 110e anniversaire de la naissance de Mère Teresa

Publié le 28/08/2020




Le 26 août au matin, la communauté des missionnaires de la charité – en présence de plusieurs religieuses et novices autour de Mère Prema, leur supérieure générale – a célébré le 110e anniversaire de la naissance de leur fondatrice, sainte Teresa de Calcutta, décédée le 5 septembre 1997. En raison de la pandémie, certaines religieuses ayant été testées positives, les festivités prévues ont été annulées. Une messe privée a donc été célébrée devant la tombe de la sainte, dans la maison mère de la congrégation, à Calcutta. La messe a été présidée par le père Dominique Gomes, vicaire général de l’archidiocèse de Calcutta. Extraits de son homélie.

Le 26 août dans la maison mère des missionnaires de la charité, le père Gomes, vicaire général de l’archidiocèse de Calcutta, a célébré le 110e anniversaire de la naissance de Mère Teresa.

« Une femme, une mission – c’est tout ce qu’il a fallu pour changer ce monde ! » Mère Teresa a captivé le monde entier, il ne serait donc pas inapproprié de l’appeler « la sainte patronne du vingtième siècle ». « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40) Dans ces mots que Mère Teresa a souvent répétés, nous trouvons le cœur et le symbole du service de la fondatrice auprès des pauvres. C’était la base de sa conviction pleine de foi, certaine qu’en touchant les corps brisés des pauvres, elle touchait le corps du Christ. C’était Jésus lui-même qu’elle servait, caché sous l’apparence bouleversante des plus pauvres d’entre les pauvres. Mère Teresa a montré le sens le plus profond de ce que signifie servir – un acte d’amour fait aux affamés, aux assoiffés, aux étrangers, à ceux qui sont nus, malades et prisonniers, et qui sert Jésus lui-même. Elle voulait être un signe de l’amour de Dieu, de sa présence et de sa compassion. Ainsi, Mère Teresa amenait les âmes à Dieu et Dieu aux âmes en soulageant la soif du Christ, en particulier auprès de ceux qui avaient le plus besoin, et dont la vision de Dieu était mêlée de souffrance. Elle a choisi d’être non seulement la dernière mais aussi servante auprès des plus petits. En tant que vraie mère des pauvres, elle s’est agenouillée devant des personnes souffrant de diverses formes de pauvreté. Sa grandeur repose dans sa capacité à donner sans compter. Sa vie était un don radical et une proclamation audacieuse de l’Évangile.

« C’est Toi qui penses, qui écris et agis. »

Aujourd’hui, les missionnaires de la charité sont répandues dans le monde entier, avec plus de 700 communautés locales. À chaque ouverture de communauté, elle disait ‘J’ai ouvert un tabernacle de plus pour Jésus’, ce qui signifiait clairement le but et le sens de sa mission. Mère Teresa a saisi chaque opportunité de servir le Seigneur et de défendre les pauvres. En recevant le Prix Nobel à Olso en 1979, elle a souligné que « le Christ se rend lui-même l’affamé, le sans-abri, et il dit ‘c’est à moi que vous l’avez fait’ ; il a faim de notre amour, et c’est cette faim que vous et moi devons faire nôtre ». La force de sa mission venait d’une foi forte nourrie et renouvelée chaque jour par l’Eucharistie. Elle disait souvent que « la sainte messe est la nourriture spirituelle qui me soutient ; sans cela, je ne pourrais continuer un seul jour ou une seule heure de plus ». Aux prêtres, elle demandait de célébrer la messe comme si c’était leur première et leur dernière.

Mère Teresa peut très bien correspondre à une définition du prophète moderne. Elle a grandi là où elle avait été envoyée. Elle était prophète dans le sens où à chaque souffle, chaque instant, elle essayait de « faire quelque chose de beau pour Dieu ». Parce qu’elle essayait de transformer chaque action, chaque pensée et chaque petit geste en offrande, en un don d’amour. Elle s’est fait artisan de paix. Dans une lettre à deux dirigeants fiers et égoïstes (George W. Bush et Saddam Hussein), dans les années 1990, à l’époque de la guerre du Golfe, elle disait : « Je vous en prie, choisissez la voie de la paix… À court terme, il y aura peut-être des vainqueurs et des perdants dans cette guerre que nous craignons. Mais cela ne justifiera jamais la souffrance, la douleur et les pertes des vies qui seront causées par vos armes. » Toute sa vie et sa personnalité pourraient être résumées par ses propres mots : « Seigneur, je suis un petit instrument. Très souvent j’ai l’impression d’être un bout de crayon entre Tes mains. C’est Toi qui penses, qui écris et agis. » Mes frères et sœurs, inspirons-nous de ses qualités, de ses vertus et de ses valeurs dans notre vie quotidienne, en lui rendant hommage. Vivons-les au quotidien.

(Avec Asianews, Calcutta)


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