Eglises d'Asie

Les responsables chrétiens du Maharasthra soulagés après le passage du cyclone Nisarga, moins violent que prévu

Publié le 06/06/2020




Le 3 juin, le cyclone a frappé la côte ouest indienne au niveau d’Alibaug, près de Mumbai, dans l’État du Maharashtra, avec des vents jusqu’à 120 km/h et des fortes pluies. À la suite du passage de la catastrophe, Mgr Felix Antony Machado, archevêque de Vasai, dont le diocèse couvre la première région frappée par le cyclone, s’est réjoui après le passage de la catastrophe en constatant que les dégâts sont moins importants que prévu : « Nous sommes sains et saufs et les habitants des régions inondables ont pu se réfugier en lieu sûr. Nous sommes soulagés que l’étendue des dégâts ne soit pas au niveau de ce que nous craignions. » D’autant plus que le Maharashtra fait partie des États indiens les plus touchés par la pandémie.

À Calcutta, le 21 mai 2020 après le passage du cyclone Amphan, deux semaines avant l’arrivée du cyclone Nisarga.

Suite au passage, sans dégâts sévères, du cyclone Nisarga le long de la côte ouest indienne, les responsables chrétiens de la région sont soulagés et saluent la bonne préparation des autorités locales. Les premières estimations après le passage du cyclone indiquent des dégâts moins importants que prévu, se réjouit Mgr Felix Antony Machado, archevêque de Vasai, dont le diocèse couvre la première région frappée par les intempéries – dès le 3 juin. Quand le cyclone a frappé la côte au niveau d’Alibaug, près de Mumbai, la région a subi des vents atteignant jusqu’à 120 km/h et des fortes pluies. Des centaines d’arbres ont été déracinés, mais seules quatre personnes sont décédées. Le vent a arraché les toits de beaucoup de maisons déjà fragilisées et détruit des maisons en terre battue, mais les préparatifs de l’État du Maharashtra et la coopération de la population locale ont permis de sauver des vies, assure l’archevêque de Vasai. « Aujourd’hui, nous sommes sains et saufs après le passage du cyclone, et les habitants des régions inondables ont pu se réfugier en lieu sûr », ajoute Mgr Machado. Le ministre en chef du Maharashtra, Uddhav Thackeray, a déclaré que la détermination de la population et des autorités a contribué à « atténuer les conséquences » de la catastrophe, alors que la région était toujours menacée par la crise sanitaire. Le 4 juin, après évaluation de la situation post-cyclone dans son diocèse, Mgr Machado a confié que « nous sommes soulagés que l’étendue des dégâts ne soit pas au niveau de ce que nous craignions ». « Nous avons prié Dieu de nous protéger contre ce cyclone, alors que nous étions déjà considérablement sous pression face à la pandémie », a-t-il ajouté.

Des dégâts moins importants que prévu

Le Maharashtra est effet l’un des États indiens les plus touchés en termes de nombre de personnes infectées et de décès. « Dieu a entendu notre prière, et le cyclone était tellement affaibli qu’aujourd’hui, nous pouvons dire que nous sommes en sécurité et que nous avons échappé à la catastrophe sans trop de dégâts », a poursuivi l’archevêque. Certaines régions dépendant de l’archidiocèse voisin de Mumbai ont subi quelques dégâts conséquents, mais aucun décès n’y a été rapporté. « Les nôtres sont en sécurité », a déclaré le père Nigel Barret, porte-parole du cardinal Oswald Gracias, archevêque de Mumbai. « Bien sûr, les gens ont souffert des vents violents, des fortes pluies et des inondations dans certaines zones », a précisé le prêtre, interrogé le 4 juin. « L’une des paroisses du district de Raigad a été ouverte pour pouvoir loger les gens vivant dans des conditions dangereuses face au cyclone », a expliqué le père Barret, ajoutant que les personnes réfugiées ont quitté l’église après le passage du cyclone. L’archidiocèse était prêt à accueillir les personnes dans le besoin selon les instructions du cardinal Gracias, a-t-il poursuivi. « Nous remercions Dieu qui nous a protégés contre la violence du cyclone » en pleine pandémie, se réjouit le père Barret. Le 3 juin, l’Inde a rapporté une forte hausse du nombre de nouveaux cas quotidiens, avec 9 304 personnes testées positives. Le Maharashtra reste l’État indien le plus touché avec 74 860 infections dont 2 500 décès, soit presque la moitié des 6 000 décès enregistrés dans le pays. Le cyclone Nisarga a frappé l’Inde seulement deux semaines après le passage du cyclone Amphan, plus violent, qui avait frappé les côtes indiennes et bangladaises le 20 mai. Le cyclone Amphan a entraîné la mort de près de cent personnes, et plusieurs millions de personnes ont subi des pertes importantes dans les États du Bengale occidental et de l’Odisha, ainsi que dans le sud du Bangladesh.

(Avec Ucanews)


CRÉDITS

DR