Eglises d'Asie

Les Servantes de Marie d’Odisha célèbrent les 75 ans de leur fondation

Publié le 09/01/2020




Les Servantes de Marie (Handmaids of Mary) d’Odisha, dans l’est de l’Inde, ont célébré les 75 ans de leur Congrégation ce samedi 4 janvier. Mgr John Barwa, archevêque de Cuttack-Bhubaneswar, présidait la messe aux côtés de six évêques, en présence de plusieurs centaines de prêtres et de religieuses. L’archevêque a salué les religieuses, ainsi que leur formidable développement et leurs services rendus à la société. Le père Edmund Joseph Harrison, jésuite, a fondé la congrégation en 1944 dans la paroisse de Kesramal, à Roukela, dans l’ouest de l’État d’Odisha. Le but des religieuses était de soutenir le travail des missionnaires auprès des pauvres, des femmes et des enfants. Le père Herman Westermann, de la Société du Verbe Divin, les a ensuite accueillies à Sambalpur.

« La congrégation des Servantes de Marie a servi l’Église sans relâche. Les sœurs sont au service des femmes et des enfants », s’est réjoui Mgr John Barwa, archevêque de Cuttack-Bhubaneswar, le 4 janvier lors de la célébration des 75 ans de la congrégation des Servantes de Marie (Handmaids of Mary) d’Odisha. L’archevêque a célébré la messe aux côtés de six évêques et en présence de centaines de prêtres et de religieuses. La congrégation a été fondée en 1944 à Roukela, dans l’ouest de l’État d’Odisha, par le père Edmund Joseph Harrison, jésuite. Les sœurs ont ensuite été accueillies et prises en charge par le père Herman Westermann, prêtre du Verbe Divin, à Sambalpur. « Leur premier objectif est d’enseigner la religion et le catéchisme aux enfants et aux habitants des villages, d’une façon concrète, adaptée et attrayante, pour que tous puissent apprendre à aimer et bien pratiquer leur foi », explique Mgr Barwa. « Les sœurs sont également investies dans le domaine de la santé, ainsi qu’auprès des pauvres, des marginalisés, des populations indigènes et des Dalits [intouchables]. Elles proposent également une formation professionnelle pour les jeunes, afin de les aider à devenir autonomes grâce à leurs talents. La congrégation travaille pour le bien de tous », ajoute-t-il. L’archevêque souligne qu’à une époque où l’Église locale hésitait à accepter les indigènes au sein des congrégations religieuses, le père Westermann, lui, n’a pas hésité. « Ce qu’il a fait était révolutionnaire », s’exclame Mgr Barwa. Actuellement, les sœurs forment une congrégation de droit pontifical, et sont également présentes en Allemagne. Pour l’archevêque de Cuttack-Bhubaneswar, elles sont un don de Dieu à l’Église en Odisha, à l’Église indienne et à l’Église universelle, en vivant simplement parmi les pauvres. Sœur Meena Barwa, nièce de l’archevêque, a rejoint la congrégation en 1995. Elle a survécu à une violente agression sexuelle et aux émeutes antichrétiennes de Kandhamal, en 2008, et elle a témoigné du soutien qu’elle a reçu de la congrégation après ces événements dramatiques. Violée par des extrémistes hindous, elle explique comment deux sœurs ont risqué leur vie pour la secourir, et comment sa congrégation s’est préoccupée de sa guérison physique, psychologique et spirituelle. « Elles m’ont soutenue pleinement en parlant de ce qui m’est arrivé et de ce qu’il s’est passé à Kandhamal. »

(Avec Asianews, Mumbai)


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