Eglises d'Asie

L’évêque de San Jose dénonce la fermeture de 55 écoles tribales

Publié le 12/10/2019




Le 8 octobre, le gouvernement philippin a ordonné la fermeture définitive de 55 écoles de la région de Mindanao, dans le sud des Philippines. Une décision affectant près de 1 500 élèves issus des communautés indigènes de la région, et que dénonce Mgr Roberto Mallari, évêque de San Jose. Les autorités accusent les écoles de ne pas respecter les exigences du gouvernement et d’embaucher des enseignants non autorisés. Les écoles sont également accusées par le gouvernement d’être liée au Parti communiste des Philippines et au groupe rebelle de la Nouvelle armée populaire (NPA). Pour Mgr Mallari, les autorités philippines n’ont pas su faire ce qu’il fallait pour améliorer le système éducatif du pays.

Mgr Roberto Mallari, évêque de San Jose, a dénoncé la décision du gouvernement de fermer définitivement 55 écoles tribales de la région de Mindanao, dans le sud des Philippines. Mgr Mallari a partagé sa tristesse devant cette décision, affirmant que les autorités n’ont pas su faire le nécessaire pour améliorer le système éducatif du pays. L’évêque, qui dirige la commission épiscopale sur la Catéchèse et l’Enseignement catholique, a appelé le Département de l’éducation à aider les écoles à obtenir ce dont elles ont besoin pour opérer. La décision de la fermeture de 55 écoles tribales de Mindanao a été annoncée officiellement le 8 octobre par le Département de l’éducation, qui a accusé les établissements d’enseigner des « idéologies subversives ». Selon les autorités, les écoles en question n’ont pas su respecter les exigences du gouvernement et sont coupables de divers écarts dont l’embauche d’enseignants non autorisés. Mgr Mallari a répondu qu’il valait mieux avoir des écoles, même sans remplir toutes les conditions nécessaires, que pas d’école du tout. « Les enfants peuvent apprendre malgré tout si une école est en état de fonctionner », a-t-il ajouté. L’évêque a appelé les élèves indigènes affectés à rester optimistes et à ne pas perdre espoir. « Je prie pour qu’ils restent forts afin de pouvoir faire face à cette situation difficile. » Mgr Mallari a déclaré que la situation traversée par les communautés indigènes face à la fermeture des écoles ne doit par démoraliser les élèves, mais qu’ils doivent garder espoir. Le centre d’apprentissage communautaire Salugpongan TaTanu Igkanogon, dont dépendent les 55 écoles, a été créé en 2007. Les militaires affirment que les écoles ont des liens avec le Parti communiste des Philippines et qu’elles servent de « centres d’entraînement » pour les membres du groupe armé rebelle de la Nouvelle armée populaire (NPA). Près de 1 500 élèves issus des communautés indigènes ne sont plus scolarisés à cause de l’ordre de fermeture.

(Avec Ucanews, Manille)


CRÉDITS

Mark Saludes