Eglises d'Asie

Mgr Isao Kikuchi, archevêque de Tokyo, adresse un message de soutien aux évêques et au peuple birman

Publié le 30/03/2021




« Je suis impressionné par la persévérance du peuple birman, et je prie pour que leurs aspirations ne soient pas brisées », a confié Mgr Isao Kikuchi, archevêque de Tokyo, dans son message aux évêques birmans, dans lequel il exprime sa solidarité et celle de l’Église japonaise. Mgr Kikuchi, qui a visité la Birmanie l’an dernier, a ajouté qu’il prie « pour que les sacrifices et les prières du peuple birman apportent la paix et le renouveau dans leur pays ». À ce jour, le Japon a condamné le coup d’État sans imposer de sanctions particulières contre l’armée birmane. Extraits du message de Mgr Kikuchi, publié le 19 mars.

Le 19 mars, Mgr Isao Kikuchi, archevêque de Tokyo, a publié un message de solidarité et de soutien aux évêques birmans et au peuple de Birmanie.

Durant cette période du carême, alors que nous nous efforçons, par la prière et les sacrifices, de renouveler notre engagement envers Jésus et de susciter une vie nouvelle au sein de nos communautés, ici à Tokyo, nous prions pour que les sacrifices et les prières du peuple birman apportent la paix et le renouveau dans leur pays. Nous avons développé une relation fraternelle entre l’Église japonaise et l’Église birmane, et nous sommes particulièrement inquiets à propos de la situation actuelle qui affecte tout le peuple. Je vous assure de notre solidarité et de notre prière pour toute l’Église en Birmanie, dans son rôle au service des plus faibles et pour la paix pour tous. Avec le Saint-Père, je prie pour que « ceux qui ont des responsabilités dans le pays se mettent et mettent leurs actions, avec une volonté sincère, au service du bien commun, des droits fondamentaux de l’homme et du citoyen, afin de promouvoir la justice sociale, la stabilité nationale et la coexistence harmonieuse, démocratique et pacifique », a confié l’évêque japonais en citant les mots de Mgr Ivan Jurkovic, observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies à Genève (le 12 février lors de la 29e session spéciale du Conseil des droits de l’homme de l’ONU).

« La paix est possible »

Je me souviens de ma joie lors de ma propre visite en Birmanie, très récemment, en février 2020. Bien que ma visite n’ait duré que six jours, j’ai pu apprendre beaucoup sur la situation de l’Église en Birmanie, sur ses joies et ses épreuves, ses combats et sa résilience. Je suis impressionné par la persévérance et la détermination de ceux que j’ai rencontrés, et je prie avec ferveur pour que leurs espérances et leurs aspirations ne soient pas brisées. Comme le cardinal Charles Maung Bo [archevêque de Rangoun et président de la Conférence épiscopale birmane], « la paix est possible, la paix est le seul chemin ». J’ai demandé à toutes les églises de Tokyo de prier pour la Birmanie. À notre façon et à notre mesure, nous voulons offrir tout notre soutien et nos encouragements à nos frères et sœurs en Birmanie. Fraternellement dans le Christ.

(Avec Asianews, Tokyo)


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