Eglises d'Asie

Mois missionnaire extraordinaire : un converti indonésien témoigne du sens de la mission

Publié le 17/10/2019




Paulinus Prasetyo Nurhardjanto, vice-président de l’Association indonésienne des intellectuels catholiques, témoigne de sa découverte du sens de la mission alors qu’il était encore musulman. Paulinus, qui travaille pour la paroisse Saint-Servatius de Bekasi, près de Jakarta, avait douze ans quand il s’est converti avec sa famille, peu après avoir découvert l’action de Mère Teresa à Calcutta. Un exemple qu’il a toujours voulu suivre, comme un appel qu’il tente de suivre aujourd’hui en s’engageant auprès des pauvres.

Paulinus Prasetyo Nurhardjanto était encore enfant et musulman quand il a découvert le travail de Mère Teresa auprès des pauvres de Calcutta. « Je regardais les informations à la télévision, et on voyait Mère Teresa parler de son œuvre de charité. Je me suis alors dit qu’un jour, moi aussi j’irai aider les pauvres », explique-t-il. Paulinus ajoute que lui-même et sa famille s’intéressaient beaucoup au catholicisme à l’époque, et qu’ils se sont convertis peu après, alors qu’il avait 12 ans. « Mère Teresa m’inspirait. Quand je l’ai vue pour la première fois à la télévision, j’ai tout de suite su que c’était une femme remarquable. » Sa détermination de se rendre un jour à Calcutta est restée jusqu’à ce qu’un jour, juste avant le début du Mois missionnaire extraordinaire (octobre 2019), il trouve l’opportunité de le faire. En septembre dernier, Paulinus, père d’une fille de quatorze ans, a pu partir pour Calcutta pour dix jours de travail volontaire, dans une maison pour personnes handicapées dirigée par les Missionnaires de la Charité, la congrégation fondée par Mère Teresa. La maison Nirmal Hriday, ou Maison du Cœur Pur, est un hospice pour les malades et les handicapés fondé par Mère Teresa. Prasetyo a passé ces dix jours à nettoyer le centre, laver les vêtements des patients et les couvre-lits, à faire la vaisselle, à laver et nourrir les patients et à les conduire à l’hôpital local.

Il explique que cette expérience lui a rappelé des versets de l’Évangile selon saint Matthieu. « J’ai vu Jésus dans chacun de ces patients : Jésus qui avait faim et soif, Jésus qui avait besoin de vêtements », ajoute Paulinus, qui travaille pour la paroisse Saint-Servatius de Bekasi, près de la capitale indonésienne. Sa mission à Calcutta n’était pas sa première expérience du volontariat. En octobre 2018, il avait participé aux secours auprès des victimes d’un séisme meurtrier qui a frappé les Célèbes il y a un an, le 28 septembre 2018, entraînant un tsunami avec des vagues jusqu’à trois mètres de haut. Il a passé douze jours en tant que volontaire dans la ville de Palu, dans la province de Sulawesi central, afin de participer à la distribution d’aide d’urgence aux survivants. Le séisme de magnitude 7,4 et le tsunami ont entraîné 832 morts, plus de 580 blessés, et près de 16 700 personnes qui ont dû fuir leurs maisons. « C’est comme si quelqu’un m’appelait et me pressait d’aller là-bas pour aider. Je ne pouvais pas l’ignorer », explique-t-il. En dehors du volontariat, Paulinus a organisé des collectes de fonds ; il a même gravi l’Everest récemment pour financer le traitement du cancer de jeunes patients. Il confie que cette entreprise, à part son côté grisant, a permis de rassembler environ 2 300 dollars US pour les enfants. Il donne également son sang régulièrement depuis 1989 – il a d’ailleurs reçu le prix Satyalencana Kebaktian pour cela, après son centième don de sang. « À quoi suis-je appelé en tant que catholique dans ce monde ? Tout ce que j’ai fait répond à ce que Dieu a préparé pour moi, à son appel », explique Paulinus Prasetyo, qui est également vice-président de l’Association indonésienne des intellectuels catholiques.

(Avec Ucanews, Jakarta)


CRÉDITS

Paulinus Prasetyo Nurhardjanto