Eglises d'Asie

Nord-Vietnam : l’essor du diocèse de Lang Son-Cao Bang, territoire de mission

Publié le 24/06/2020




Actuellement, le diocèse de Lang Son-Cao Bang, dans le nord du Vietnam, est le diocèse vietnamien qui compte le plus faible nombre de fidèles, mais le travail d’évangélisation y est prometteur. Étant donné le manque de prêtres dans ce diocèse montagneux et la taille du territoire (18 359 km²) ; Mgr Joseph Chau Ngoc Tri, évêque de Lang Son-Cao Bang, a besoin de davantage de missionnaires. Actuellement, le diocèse compte seulement un peu plus de 6 000 fidèles, soit environ 0,33 % de la population locale. Depuis quelques années, le diocèse a redéfini les frontières des paroisses et fondé des centres missionnaires afin de développer les œuvres d’évangélisation auprès des locaux.

Le diocèse de Lang Son-Cao Bang couvre 18 359 km², dans les provinces de Lang Son et de Cao Bang, ainsi que les districts à l’est du fleuve Lo, dans la province de Ha Giang. Ils ont pour évêque Mgr Joseph Chau Ngoc Tri. En 2017, la population du diocèse comptait 1,77 million de personnes, dont plusieurs groupes ethniques. Les ethnies Nung et Thay représentent 85 % de la population locale ; les autres habitants sont issus des ethnies Kinh, Sao, San Chay, Hmong et chinoises. Actuellement, le diocèse compte plus de 6 000 fidèles, soit environ 0,33 % de la population locale. La plupart des catholiques sont issus de l’ethnie Kinh, originaires des diocèses de Thai Binh, Bui Chu, Phat Diem, Haïphong ou Bac Ninh. Au fil des années, ils sont venus des plaines pour trouver du travail (agriculture, élevage, commerce et artisanat). Il y a peu d’activité industrielle, et le tourisme y est peu développé. Les missionnaires et religieux ont dû s’adapter pour toucher les populations locales. La plupart des églises paroissiales sont situées dans les villes, tandis que les catholiques vivent majoritairement dans les zones rurales. Il est donc difficile d’organiser des activités paroissiales pour les fidèles. Par conséquent, des centres missionnaires ont été fondés afin de mieux accompagner les laïcs.

Immense territoire mais seulement 0,33 % de catholiques

Il y a plusieurs années, le diocèse ne comptait que peu de prêtres et les activités pastorales étaient très limitées. Les paroisses ont rencontré de nombreuses difficultés et manquaient de ressources. Aujourd’hui, les catéchistes et les initiatives pastorales sont centrés sur la formation de la foi et sur la liturgie du dimanche. Les groupes et associations catholiques deviennent de plus en plus populaires dans les paroisses et centres missionnaires. Avant 1990, on n’y comptait que peu de vocations. La plupart des prêtres et religieux venaient d’autres diocèses voisins. Depuis l’été 2017, en revanche, le diocèse a lancé et organisé une sélection de candidats au sacerdoce afin de former un futur clergé local ; ainsi, les activités pastorales se sont diversifiées et ont attiré davantage l’attention. Les paroisses célèbrent la messe tous les jours, et des messes dominicales sont souvent célébrées dans les centres missionnaires. La vie sacramentelle des fidèles est donc encouragée et formée. En raison du faible nombre de fidèles dans le diocèse, les prêtres vivent à proximité des paroissiens et leur rendent souvent visite. De leur côté, en plus des conseils paroissiaux, les laïcs sont engagés dans six groupes et associations catholiques proposant diverses activités pastorales (Légion de Marie, Caritas, groupes parentaux, prière des mères…). Les paroisses comptent souvent des chorales et des groupes de musique traditionnelle, mais on ne compte que 20 catéchistes dans le diocèse.

Après une conférence sur la mission en octobre 2017, l’évêché a redéfini les frontières paroissiales afin de couvrir l’ensemble du territoire du diocèse. Depuis, les fidèles sont encouragés à « sortir » et annoncer la Bonne Nouvelle. Sœur Mai, membre de la Caritas diocésaine, confie que l’organisation propose plusieurs activités, dont l’assistance aux familles démunies, aux enfants handicapés et aux malades du sida. « Le diocèse a également lancé un programme de construction de maisons pour les pauvres, avec un approvisionnement en eau potable et des terrains de jeu pour les jeunes. Toutefois, le travail humanitaire est encore limité à cause des conditions précaires », explique la religieuse. Actuellement, le diocèse de Lang Son-Cao Bang est celui qui compte le plus faible nombre de fidèles au Vietnam, mais le travail d’évangélisation est prometteur. Étant donné le manque de prêtres et la taille du territoire, Mgr Giuse Chau Ngoc Tri a besoin de davantage de missionnaires pour ce diocèse montagneux. Ainsi, il a invité tous les fidèles à continuer de travailler avec l’Église locale afin de servir le développement du diocèse.

(Avec Asianews, Hanoï)


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