Eglises d'Asie

Odisha : les victimes des massacres d’Odisha participent au « marathon de prière » du pape pour la fin de la pandémie

Publié le 11/05/2021




Alors que le pape François poursuit sa campagne de prière pour la fin de la pandémie, avec un chapelet quotidien en lien avec trente sanctuaires mariaux à travers le monde, de nombreux catholiques indiens se joignent à l’initiative. Parmi eux, les paroissiens de Raikia, dans le district de Kandhamal, théâtre des massacres antichrétiens de 2007 et 2008 dans l’État d’Odisha, dans l’est de l’Inde. Jesinta Nayak, âgée de 40 ans, rescapée des attaques lancées par les extrémistes hindous, a rejoint le « marathon de prière » du pape en se disant confiante en « la force de la prière ».

De nombreux catholiques indiens ont rejoint le « marathon de prière » du pape François pour la fin de la pandémie, y compris des survivants des violences antichrétiennes du district de Kandhamal, dans l’État d’Odisha (dans l’est de l’Inde), où ont eu lieu des scènes de massacres commis par des extrémistes hindous en 2007 et 2008. Jesinta Nayak, âgée de 40 ans, fait partie des victimes des attaques qui ont frappé son village de Raikia, à Kandhamal. Jesinta a rejoint le mois de prière mariale pour la fin de crise sanitaire avec confiance, expliquant qu’elle s’est elle-même sentie protégée lors des massacres d’Odisha. « La prière est l’une des armes les plus puissantes que le Seigneur m’ait données. Je crois que Jésus peut éradiquer ce virus mortel dans le monde entier, par l’intercession de la Vierge marie », a-t-elle confié. Le cardinal Oswald Gracias, président de la Conférence épiscopale indienne, a appelé à une journée nationale de jeûne et de prière pour invoquer la protection de Dieu contre le Covid-19, en communion avec la campagne de chapelet quotidien lancée par le pape François tout au long du mois de mai.

Dans l’église du village de Raikia, des prêtres de l’archidiocèse de Cuttack-Bhubaneswar ont offert l’Eucharistie avec une intention particulière contre la pandémie. Jesinta, aux côtés de Sadhona Nayak et de son père, Deboduto Nayak, s’est également agenouillée devant la chapelle de Notre-Dame de la Charité de Raikia, détruite durant les massacres de 2008. Le père Pradosh Chandra Nayak, vicaire général de l’archidiocèse, présidait la cérémonie. « Dieu ne nous abandonne pas en ces temps difficiles. Il est le tout-puissant. Le coronavirus n’est rien devant Dieu. Notre Seigneur est grand et il comprend tout. » Depuis le début de la pandémie, l’archidiocèse de Cuttack-Bhubaneswar a déjà déploré la mort de deux de ses prêtres à cause du virus : l’ancien vicaire général, le père Prassana Pradhan, et le père Bimal Nayak, un prêtre de la Société missionnaire indienne. Plus de vingt prêtres, évêques et archevêques catholiques ont également succombé à la maladie durant la nouvelle vague qui affecte le pays.

(Avec Asianews)


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