Eglises d'Asie

Orissa : une religieuse à la rencontre des détenues pour la Journée internationale des droits des femmes

Publié le 10/03/2020




Ce samedi 7 mars, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée le 8 mars, sœur Meena Barwa, religieuse ursuline, est allée à la rencontre des femmes détenues de la prison de Jharsuguda, dans l’État d’Orissa, dans l’est de l’Inde. La religieuse indienne, elle-même victime de violences sexuelles durant les massacres antichrétiens de 2008 en Orissa, confie avoir passé une heure avec les détenues, dont elle décrit les conditions difficiles : « Ces femmes sont séparées de leurs familles et de leurs enfants et elles en souffrent terriblement. Elles sont victimes de discriminations et de violences, et parviennent rarement à se faire entendre sur le plan judiciaire. Je les garderai dans mes prières. »

Le 7 mars, la veille de la Journée internationale des droits des femmes, sœur Meena Barwa a choisi de célébrer l’occasion en allant visiter les détenues de la prison de Jharsuguda, dans l’État d’Orissa dans l’est de l’Inde. La religieuse indienne a passé une heure avec elles, afin de les soutenir et les consoler dans leur vie de détenues. « Je prie pour ces femmes emprisonnées, je suis heureuse de leur avoir apporté de la joie et de l’espérance », confie sœur Meena Barwa, qui a pu visiter la prison dans le cadre d’un programme pastoral organisé par les religieuses ursulines. En tout, 16 femmes et 264 hommes sont détenus dans le pénitentiaire de Jharsuguda. Un groupe de prêtres et de religieuses s’y rend régulièrement pour donner des cours d’anglais et d’informatique. Sœur Meena affirme que « les détenus apprécient beaucoup les cours qui leur sont donnés ». « Ils pensent que cela peut les aider à l’avenir. C’est une petite initiative des religieuses qui s’occupent d’eux. J’espère que ce sera utile », confie la religieuse ursuline, qui a elle-même été victime de violences sexuelles durant les massacres antichrétiens survenus en 2008 en Orissa. À propos de sa rencontre avec les détenues, elle confie que « même si nous n’avons pu nous voir que pendant une heure, les femmes détenues étaient très heureuses ». « Je n’ai pas pu leur parler individuellement, mais seulement en groupe. Leurs visages rayonnaient de joie, je me suis sentie vraiment comblée », assure sœur Barwa, qui évoque les tristes conditions de détentions de ces femmes. « Elles sont séparées de leurs familles et de leurs enfants. Cette séparation leur cause beaucoup de souffrances. Elles font partie d’une société qui ne les traite pas équitablement. Ces femmes sont victimes de discriminations et de violences ; elles vivent dans une grande souffrance et dans la pauvreté et elles souffrent du manque de soins et d’éducation. Elles ont peu de droits et parviennent rarement à se faire entendre sur le plan judiciaire », souligne la religieuse, qui conclut : « Je les garderai dans mes prières. »

(Avec Asianews, Mumbai)


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