Eglises d'Asie

Pyongyang lance deux missiles et refuse une aide sud-coréenne de 50 000 tonnes de riz

Publié le 26/07/2019




En réaction aux exercices militaires conjoints entre les États-Unis et la Corée du Sud, prévus début août, la Corée du Nord a lancé deux missiles à courte portée, le 25 juillet à l’aube. La veille, Pyongyang avait également refusé une aide alimentaire de 50 000 tonnes de riz offertes par Séoul, pour la même raison. Ri Yong-ho, le ministre nord-coréen des Affaires étrangères, n’a pas encore confirmé sa participation au Forum régional de l’Asean, prévu en Thaïlande le mois prochain. Lors de la dernière rencontre entre Donald Trump et Kim Jong-un, en juin dernier à la frontière entre les deux Corées, le dirigeant nord-coréen avait prévenu que le maintien des exercices conjoints aurait des conséquences sur le dialogue.

Le 25 juillet au matin, la Corée du Nord a lancé deux missiles à courte portée, qui sont tombés dans la Mer du Japon à une distance de plus de quatre cents kilomètres. La veille, le 24 juillet, Pyongyang avait également refusé 50 000 tonnes de riz offertes par Séoul. Les deux semblent liés à la colère du régime nord-coréen contre l’approche des exercices militaires conjoints entre les États-Unis et la Corée du Sud, qui doivent avoir lieu début août. Selon les forces armées sud-coréennes, les missiles ont été lancés respectivement à 5 h 34 et à 5 h 57 du matin depuis la péninsule de Hodo, près de la ville côtière de Wonsan. Il n’est pas certain qu’il s’agisse de missiles balistiques. Si c’est le cas, Pyongyang a violé une résolution de l’ONU qui interdit à la Corée du Nord de lancer tout type de missile balistique. Les lancements ont eu lieu malgré quelques progrès récents vers une reprise éventuelle du dialogue entre Pyongyang et Washington. En juin dernier, le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un se sont rencontrés sur la frontière entre les deux Corées, en promettant de rouvrir le dialogue. Mais Pyongyang a également demandé l’annulation des exercices militaires conjoints prévus en août, en prévenant que cela aurait des conséquences sur le dialogue entre les deux pays. Le même raisonnement – en protestation contre les exercices militaires conjoints – a été avancé le 24 juillet lors d’une rencontre avec le Programme alimentaire mondial (PAM), alors que Séoul prévoyait d’offrir 50 000 tonnes de riz à la Corée du Nord. On ignore si le refus de Pyongyang d’accepter l’offre est définitif. La Corée du Sud avait décidé cette initiative le mois dernier afin d’aider le Nord à compenser les pénuries alimentaires dans le pays. Selon le PAM et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), les récoltes de cette année en Corée du Nord sont les pires depuis 2008. Selon les estimations, au moins dix millions de Nord-Coréens, soit 40 % de la population, souffrent de malnutrition. Outre la décision de Pyongyang, Ri Yong-ho, le ministre nord-coréen des Affaires étrangères, n’a pas encore confirmé sa participation au Forum régional de l’Asean (Association des nations de l’Asie du Sud-Est), prévu en Thaïlande le mois prochain. Depuis 2003, le ministre nord-coréen des Affaires étrangères n’a pas manqué la rencontre annuelle.

(Avez Asianews)


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