Eglises d'Asie

Séoul : les règles de distanciation sociale assouplies en Corée du Sud, peu de nouvelles infections enregistrées

Publié le 08/05/2020




En Corée du Sud, la politique de distanciation sociale a pris fin depuis ce jeudi 7 mai, même si le gouvernement de Séoul a prévenu que « notre guerre n’est pas encore terminée », et qu’elle « ne le sera pas à court terme ». Le gouvernement cherche en effet à éviter une seconde vague d’infection après l’été, et appelle la population à maintenir les mesures de précaution élémentaires comme le port des masques de protection dans les lieux publics. Cependant, les églises et les célébrations sont à nouveau accessibles au public depuis le 26 avril, et les transports en commun peuvent reprendre leur niveau normal. La compagnie aérienne Korean Air Lines a également annoncé la réouverture de 19 voies aériennes le mois prochain.

Les règles de distanciation sociale, fixées dans les lieux publics par le gouvernement sud-coréen depuis six semaines, ont été assouplies depuis ce jeudi 7 mai. La Corée du Sud, qui n’a pas connu de confinement strict, a enregistré, au 7 mai, un total de 10 810 infections au Covid-19 dont 256 décès. Ces jours-ci, le nombre de nouveaux cas quotidien reste très faible : 4 nouvelles infections ont été enregistrées le 7 mai, dont trois chez des personnes qui revenaient de l’étranger. Le pays a également enregistré moins de 20 cas quotidiens depuis trois semaines, et moins de 5 cas par jour depuis trois jours. Les mesures sanitaires et de distanciation ont été prises au cours du mois de mars. La chute du nombre d’infections a permis aux autorités de lever une partie de ces restrictions. Ainsi, les Sud-Coréens peuvent reprendre leurs activités quotidiennes, tout en respectant certaines mesures précautions élémentaires comme le port de masques de protection. La population peut également accéder à nouveau normalement à certains services publics. Les écoles, quant à elles, reprennent progressivement à partir de la semaine prochaine. Les églises et les célébrations religieuses sont également à nouveau ouvertes pour les fidèles depuis le 26 avril.

Cependant, les autorités restent vigilantes : ce mercredi, le Premier ministre Chung Sye-kyun a averti que « notre guerre n’est pas encore terminée », et qu’elle « ne le sera pas à court terme ». En effet, le gouvernement craint une seconde vague d’infection après l’été. Afin d’éviter que cela se produise, Séoul a alloué des fonds afin de produire 100 millions de nouveaux masques. Des mesures strictes de quarantaine restent en vigueur pour tous ceux qui entrent dans le pays. Malgré tout, la compagnie aérienne Korean Air Lines a annoncé la réouverture de 19 voies aériennes le mois prochain ; le pays sera à nouveau accessible depuis certains aéroports au Canada, en Allemagne, en Chine, en Malaisie et aux États-Unis. Grâce à un système de santé reconnu et une réaction rapide, la Corée du Sud a fait partie des pays qui ont le mieux réagi à la pandémie mondiale. Son programme est considéré comme un modèle d’action démocratique, et une alternative à la politique beaucoup plus musclée adoptée par Pékin. Ainsi, dès les débuts de l’épidémie, la Corée du Sud a immédiatement fermé ses frontières avec la Chine, où se trouvait l’épicentre, et introduit des mesures de quarantaine pour tous les nouveaux arrivants. Les autorités sanitaires ont ensuite lancé un vaste programme de tests de diagnostic dans tout le pays, afin d’identifier les cas d’infections et de tracer tous leurs contacts.

(Avec Asianews, Séoul)


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