Eglises d'Asie

Un centre de soins palliatifs à Mumbai pour les patients des bidonvilles en phase terminale

Publié le 07/06/2019




Un couple de médecins catholiques indiens, les Dr Armida et Rui Fernandez, a créé un centre de soins palliatifs en février 2017, dans le district de Bandra à Mumbai, pour mieux accompagner les patients en fin de vie. Le couple a pris cette initiative après la mort de leur fille Romila en 2014, atteinte d’un cancer, dans le but de donner des soins et un accompagnement adaptés aux patients en phase terminale. Le centre Romila Palliative Care offre de soins gratuits à plus de six cents patients des bidonvilles de la mégalopole indienne, avec l’aide d’infirmiers, psychologues, médecins et spécialistes volontaires.

À Bandra, un district de Mumbai, se trouve un centre de soins palliatifs pour les patients en fin de vie, qui offre des soins gratuits à plus de six cents patients démunis, venant des bidonvilles de la mégalopole indienne. Le centre Romila Palliative Care a été ouvert en février 2017, à l’initiative d’un couple de médecins, les Dr Armida et Rui Fernandez. Le couple catholique a ouvert ce lieu d’espoir et de compassion en mémoire de leur fille Romila, morte d’un cancer en 2014. « Nous ne voulions pas que la mort de notre fille soit arrivée en vain », explique sa mère, qui retrace l’histoire du centre : « En 2014, nous avons perdu notre fille qui était atteinte d’une tumeur. À l’époque, durant les derniers moments de sa vie, notre fille n’a pas reçu un soutien psychologique ou palliatif adapté. Nous sommes tous les deux médecins, et nous bénéficions des meilleurs soins médicaux pour notre fille, mais il manquait un confort et un soutien adapté aux patients en fin de vie. Il y a un manque considérable en matière de soins palliatifs. J’ai décidé que je ne voulais pas que la mort de ma fille soit vaine. »

Le Dr Armida Fernandez est l’ancienne doyenne du département néonatal de l’hôpital LTMGH de Sion (Mumbai). En 1989, elle a créé le premier lactarium (centre de collecte de lait maternel) asiatique. Au début des années 1990, elle a fondé l’ONG Sneha, dans le but de réduire la mortalité infantile et néonatale et de combattre les violences à l’égard des femmes. Elle a soigné régulièrement des patients originaires de familles pauvres et des bébés prématurés. Après la mort de sa fille, elle a décidé de s’engager à plein temps pour le soutien des patients en phase terminale. « Nous avons compris que même avec des soins de haut niveau, l’accompagnement des patients en fin de vie et le soulagement de la douleur étaient insuffisants et inadaptés », explique-t-elle. Le centre palliatif de Bandra offre des soins sur place ou à domicile, avec les compétences de professionnels expérimentés dans leur domaine. En tout, deux infirmières, deux psychologues, six médecins et vingt spécialistes y sont volontaires. « Il y a des nutritionnistes et des physiothérapeutes parmi nous, qui ont tous été formés au traitement de la douleur à l’hôpital Tata ou au Palladium India », assure-t-elle. Au début, le projet n’accueillait que les patients atteints d’un cancer. Puis le centre a étendu son accueil à d’autres types de pathologies. « Nous ne soignons pas la maladie, mais les symptômes, donc pour les patients, la douleur est plus facile à supporter », explique le Dr Fernandez. « Le but du centre est de leur venir en aide, en leur offrant des soins bienveillants et compétents, pour leur donner espoir et leur garantir une vie décente malgré la maladie. Un jour, un patient très pauvre d’un bidonville de Dharavi est venu me voir et m’a dit : ‘Je suis heureux d’avoir le cancer, parce que je ne me suis jamais senti aussi aimé de toute ma vie.’ »

(Avec Asianews, Mumbai)


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