Eglises d'Asie

Un évêque et une religieuse honorés pour leur contribution au service de la paix et des droits de l’homme

Publié le 11/12/2019




Un évêque et une religieuse catholiques ont reçu un prix en l’honneur de leur contribution au service de la paix et des droits de l’homme en Inde, le 9 décembre à New Delhi – la veille de la journée internationale des droits de l’homme, 71 ans après la déclaration du 10 décembre 1948. Mgr Thomas Menamparamil, âgé de 83 ans, archevêque émérite de Guwahati, et sœur Rose Tom, âgée de 67 ans, de la congrégation du Sacré-Cœur, ont participé à une cérémonie de remise de prix organisée lundi au centre culturel islamique de New Delhi. Mgr Menamparamil a été honoré pour son engagement pour la paix dans l’Assam auprès des minorités, et sœur Rose pour son travail contre la mortalité infantile dans l’Arunachal Pradesh.

Mgr Thomas Menamparamil, 83 ans, archevêque émérite de Guwahati, connu pour son engagement pour la paix dans le nord-est de l’Inde, en particulier auprès des minorités ethniques de l’État d’Assam, a reçu le titre d’« Ambassadeur de la paix » au cours d’une remise des prix organisée le 9 décembre à New Delhi, au centre culturel islamique de New Delhi (India Islamic Center Auditorium). Sœur Rose Tom, 67 ans, religieuse de la congrégation du Sacré-Cœur et gynécologue, originaire de l’État du Kerala dans le sud de l’Inde, qui est engagée actuellement dans un combat contre la mortalité infantile dans l’État de l’Arunachal Pradesh (dans le nord-est), a reçu le Prix international des droits de l’homme. Les prix ont été remis par le Conseil international des droits de l’homme. Au cours de la cérémonie, l’archevêque émérite de Guwahati a souligné que « le secret de la réussite de tout effort de paix réside dans la capacité à écouter ». Il a ajouté : « L’Évangile apporte la paix, la réconciliation entre les communautés et entre les peuples. La joie qui résulte d’un processus de paix est incomparable. C’est une joie que personne ne peut enlever. » De son côté, sœur Rose a confié avec émotion : « Je suis dépassée par cet honneur. Ce prix est pour les centaines de soignants qui marchent comme moi à longueur de journées pour rejoindre les villages les plus reculés de l’Arunachal Pradesh, afin de prendre soin des malades. »  La religieuse est arrivée là-bas en 2015, à l’appel de Mgr George Pallipparambil, évêque de Miao, afin d’y offrir ses compétences au sein de l’hôpital mémorial Krick et Bourry (du nom des missionnaires MEP Nicolas Michaël Krick et Augustin-Étienne Bourry, morts assassinés en 1854 dans l’Arunachal Pradesh). L’hôpital, situé au village d’Injan, est le seul hôpital catholique de la région. La religieuse, confie Mgr Pallipparambil, « a accepté de quitter une position importante en tant que responsable soignante au sein d’un grand hôpital du Kerala, pour venir à Injan. Elle est vraiment devenue une bénédiction pour les gens. Plus que les soins médicaux en eux-mêmes, elle a apporté une contribution essentielle en alertant la population, parce que beaucoup de décès sont dus à l’ignorance des gens [en termes d’hygiène personnelle et de santé] ». Avec une expérience de plus de trente ans dans des services de maternité et de néonatologie, sœur Rose explique que « la santé est toujours le plus grave problème pour la population indienne ». La religieuse explique qu’en Arunachal Pradesh, selon une étude récente, « le taux de mortalité infantile s’élève à 36 décès pour 1000 naissances, soit le taux le plus haut depuis l’an 2000 et le pire de tout le pays ». « Grâce à nos cliniques mobiles et aux soignants qui interviennent dans les villages, nous faisons de notre mieux pour éduquer les gens et pour les sensibiliser afin de réduire le taux de mortalité », souligne-t-elle.

(Avec Asianews, New Delhi)


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