Eglises d'Asie

Un hôpital catholique inauguré au Jharkhand, près de Ranchi, par les Filles de Sainte Anne

Publié le 22/01/2020




Le nouvel hôpital et centre de recherche Sainte-Anne (SAHRC), fondé par la congrégation des Filles de Sainte-Anne, a été inauguré samedi 18 janvier au village de Raja Ulatu, à environ seize kilomètres de Ranchi, la capitale de l’État de Jharkhand, dans le nord-est de l’Inde. L’établissement compte une centaine de lits, et prévoit d’ouvrir de nouveaux services de gynécologie, de médecine générale, de neurochirurgie, d’orthopédie et de radiologie, entre autres. Hermant Soren, ministre en chef de l’État de Jharkhand, était présent ainsi que Mgr Felix Toppo, archevêque de Ranchi, Mgr Théodore Mascarenhas, évêque auxiliaire, et sœur Linda Marie Vaughan, supérieure générale des Filles de Sainte Anne.

Hermant Soren, ministre en chef de l’État de Jharkhand, aux côtés de Mgr Felix Toppo, archevêque de Ranchi, et de sœur Linda Marie Vaughan, supérieure générale des Filles de Sainte Anne, le 18 janvier lors de l’inauguration de l’hôpital Sainte-Anne de Raja Ulatu.

Samedi dernier, 18 janvier, Hermant Soren, nouveau ministre en chef de l’État de Jharkhand, a inauguré l’hôpital et le centre de recherche Sainte-Anne (SAHRC), le premier hôpital fondé par les Filles de Sainte Anne (DSA), au village de Raja Ulatu, à près de 16 kilomètres de Ranchi. Dans son discours, le ministre en chef a salué les religieuses pour leur engagement en faveur des pauvres et des personnes dans le besoin. « Beaucoup doit encore être fait pour améliorer le niveau d’éducation et la santé au Jharkhand », a-t-il déclaré. Toutefois, a-t-il ajouté, « ayant été témoin du zèle des missionnaires chrétiens au service de l’humanité, en particulier dans les domaines de l’éducation, de la santé et des ressources humaines, le gouvernement de l’État du Jharkhand les regarde comme nos partenaires pour le développement régional. » « C’est pourquoi nous travaillerons en étroite collaboration avec tous les acteurs engagés pour l’amélioration du niveau de vie des habitants au Jharkhand », a-t-il poursuivi. L’établissement compte une centaine de lits et prévoit d’ouvrir des services de gynécologie, de médecine générale, de neurochirurgie, d’orthopédie, de radiologie et de pathologie numérique, entre autres. La congrégation des Filles de Sainte Anne a été fondée en 1897 par Mère Marie Bernadette Prasad Kispotta, première personne indigène du pays à avoir été nommée « servante de Dieu ».

Depuis sa fondation, l’institut a toujours été au service des plus pauvres, en Inde et à l’étranger, en particulier auprès des femmes et des enfants des régions indigènes. Aujourd’hui, la congrégation compte 1 030 membres. En 2002, elle a été reconnue de droit pontifical. Le 18 janvier, durant la cérémonie d’inauguration, le ministre en chef a mentionné qu’en 2013, il avait également inauguré une école d’infirmiers fondée par des missionnaires chrétiens à Dumka. « Cette école s’est développée au fil des années, et je suis heureux d’avoir pu contribuer à ses débuts », a-t-il ajouté. « Aujourd’hui, l’hôpital Sainte-Anne commence une marche au service de l’humanité, et c’est pour moi un privilège d’en faire partie. » Sœur Linda Marie Vaughan, supérieure générale de la congrégation, a déclaré : « Nous croyons que toute personne a pleinement le droit de bénéficier de soins de qualité, et le SAHRC s’y engage. » Mgr Felix Toppo, archevêque de Ranchi (État de Jharkhand), qui participait à l’inauguration, a rappelé que l’Église est dévouée au service des pauvres, des malheureux et des abandonnés. « Malheureusement, il est regrettable que nous soyons souvent accusés de convertir les gens de force au christianisme, ce qui est faux et sans fondement », a-t-il souligné. Mgr Théodore Mascarenhas, évêque auxiliaire de Ranchi, qui était également présent, a ajouté que l’Église reste engagée à assister le gouvernement de l’État pour développer les services de santé et d’éducation dans la région.

(Avec Asianews, New Delhi)


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