Eglises d'Asie

Uttarakhand : une paroisse du diocèse de Bijnor soutient les villageois affectés par la rupture du glacier

Publié le 24/02/2021




Près de trois semaines après la rupture d’un glacier dans l’État de l’Uttarakhand, dans le nord de l’Inde, les fouilles se poursuivent afin de retrouver les corps des disparus. L’effondrement du glacier himalayen, survenu le 7 février, a été à l’origine d’une crue dévastatrice qui a fait plusieurs dizaines de morts et plus de 170 disparus. Aujourd’hui, la station missionnaire catholique de Jyoti Niwas, dépendant du diocèse de Bijnor et située à 25 km du site de la catastrophe, tente de soutenir les habitants des villages affectés en apportant des dons alimentaires.

Une paroisse catholique du diocèse de Bijnor, dans l’État de l’Uttarakhand, dans le nord de l’Inde, continue d’accompagner les personnes affectées par la rupture d’un glacier il y a trois semaines, dans le district de Chamoli. L’effondrement du glacier himalayen, survenu le 7 février, a été à l’origine d’une crue dévastatrice qui a fait plusieurs dizaines de morts et plus de 170 disparus. Alors que les fouilles continuent pour retrouver les corps des disparus, le père Ajo Thelappily, membre des Carmes de Marie Immaculée (CMI) et curé de Jyoti Niwas, une station missionnaire située près de Joshimath, à 25 km du site de la catastrophe, explique s’être rendu sur les lieux. Il était accompagné de sœur Soumya, membre des Sœurs de l’Adoration du Bienheureux Sacrement (SABS) et directrice de l’école catholique Jyoti Vidyalay de Joshimath. « Avec plusieurs religieuses de sa congrégation et d’autres personnes de son école, nous avons amené de la nourriture afin d’aider les familles des huit villages affectés », confie le prêtre.

« Le diocèse de Bijnor collecte et distribue des dons alimentaires, et souhaite aider ces personnes à reconstruire leurs vies, et pas seulement leurs maisons emportées par les inondations. » Près de 67 corps ont été retrouvés à ce jour, mais beaucoup restent encore introuvables. Les habitants sont également inquiets à cause d’un nouveau bassin créé par les débris, à plus de 4 000 m d’altitude. Alors que ce bassin se remplit, certains craignent une autre inondation qui frapperait les villages à nouveau. « Nous avons rendu visite aux familles de 11 heures du matin à 19 heures », explique sœur Soumya. « Nous avons été particulièrement marqués en voyant toutes les conséquences de la catastrophe sur les villages et leurs habitants. Beaucoup de vies ont été perdues, beaucoup sont encore disparus et n’ont pas encore été retrouvés. Nous avons vu beaucoup de souffrance. En plus de nourriture, nous avons aussi essayé de leur apporter du réconfort. »

(Avec Asianews, Mumbai)


CRÉDITS

DR