Eglises d'Asie

Vesakh : chrétiens et bouddhistes invités à promouvoir une culture du soin et de la solidarité

Publié le 28/05/2021




Le 26 mai, à l’occasion de la fête de Vesakh 2021, une célébration majeure pour de nombreux bouddhistes du monde entier, le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux a publié un message intitulé « bouddhistes et chrétiens : promouvoir une culture du soin et de la solidarité ». Le message, cosigné par le cardinal Miguel Ángel Ayuso Guixot, président du Conseil pontifical, et par Mgr Kodithuwakku K. Indunil J., secrétaire, revient sur la pandémie de Covid-19 en souhaitant que cette période difficile puisse « renforcer nos liens d’amitié et nous unir davantage au service de la famille humaine ».

Le 26 mai, le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux a publié un message pour la fête de Vesakh 2021, intitulé « bouddhistes et chrétiens : promouvoir une culture du soin et de la solidarité ». Vesakh, une fête majeure pour les bouddhistes et pour certains hindous, commémore la naissance, l’illumination et la mort de Bouddha selon la tradition theravada. Dans son message le Conseil pontifical souligne que la tragédie de la pandémie a cependant permis de mieux prendre conscience de l’interdépendance au sein de la famille humaine entre les bouddhistes et les chrétiens, qui sont appelés à promouvoir une culture du soin et de la solidarité. Dans plusieurs pays majoritairement bouddhistes, la fête de Vesakh (également connu comme Buddha Jayanti ou Hanamatsuri, entre autres) est célébrée à différentes dates de l’année, selon des traditions locales.

Pour la plupart des fidèles bouddhistes, cette année, la fête tombe le 26 mai. Le message du Conseil pontifical est signé par le cardinal Miguel Ángel Ayuso Guixot, prélat espagnol, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux depuis 2019 et cardinal depuis octobre 2019. Il est cosigné par Mgr Kodithuwakku K. Indunil J., secrétaire du Conseil pontifical. Dans leur message, ils soulignent que « la situation mondiale actuelle, tragiquement marquée par la pandémie de Covid-19, met au défi les adeptes de toutes les religions de collaborer de manière nouvelle au service de la communauté humaine ». « Dans son encyclique Fratelli tutti, signée à Assise le 3 octobre 2020, le pape François a réitéré l’urgence d’une solidarité universelle qui permette à l’humanité de surmonter ensemble les crises difficiles qui la menacent, car ‘personne ne se sauve tout seul’ [pape François, Fratelli tutti, 32] ».

« Puisse cette situation dramatique renforcer nos liens d’amitié »

Le message remarque également que les catholiques et les bouddhistes partagent de nombreuses valeurs communes et expriment l’espoir de pouvoir travailler ensemble, « en particulier pour affronter des moments aussi difficiles que ceux d’aujourd’hui ». En fait, ajoutent les signataires, « les souffrances causées par la pandémie de Covid-19 nous ont fait prendre conscience de notre vulnérabilité et de notre interdépendance partagée. Nous sommes appelés à découvrir et à pratiquer la solidarité inscrite dans nos traditions religieuses respectives ». Selon le Conseil pontifical, « l’enseignement bouddhiste des ‘Quatre incommensurables’ [demeures de Brahma] nous offre un message intemporel de solidarité et de soins actifs ».

« Parler de mettā [bonté aimante] signifie exhorter les adeptes à déployer un amour sans bornes envers tous : ‘Comme une mère, au péril de sa vie, protège son enfant, son unique enfant, ainsi doit-on ouvrir son cœur à l’infini à tous les êtres vivants’ [Mettā Sutta] », ajoute le message. « Comme le Bouddha l’a enseigné, les pratiquants sont également encouragés à ‘se hâter de faire le bien et écarter sa pensée du mal ; car de celui qui fait le bien avec indolence, l’esprit se plaît dans le mal’ [Dhammapada, 116] ». « Puisse cette situation dramatique de la pandémie renforcer nos liens d’amitié et nous unir davantage au service de la famille humaine, en adoptant ‘la culture du dialogue comme chemin, la collaboration commune comme conduite ; la connaissance réciproque comme méthode et critère’ [pape François, Fratelli tutti, 285]. »

(Avec Asianews)


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