Il n’en est rien. Du côté de Taiwan aussi bien que de la Chine, on exprime des doutes sérieux sur une telle possibilité, au moins dans l’immédiat.
M. Anthony Liu Bainian, vice-président de la Commission administrative de l’Eglise catholique en Chine, dit ne rien savoir à ce propos. Au contraire, il rappelle, une fois de plus, que les liens entre le Vatican et l’Eglise en Chine ne pourront être renoués avant la reprise de relations diplomatiques.
De son côté, Mgr Adriano Bernardini, chargé d’affaires à la nonciature de Taipei, n’est pas au courant : “Ici, tout est calme. Le Saint-Père voyage en Afrique. 10 évêques chinois sont encore en prison. Une normalisation est hautement improbable en ce moment”. Il pense que les rumeurs ont leur source dans la déclaration imprudente d’un prêtre chinois membre de l’Association patriotique, au cours d’un récent voyage en Allemagne.
D’après un spécialiste de la Chine basé à Hongkong, les sept évêques de Taiwan ne s’opposeraient pas à ce que le Vatican ferme la nonciature de Taipei pour faciliter la reprise des relations diplomatiques avec Beijing. Mais, selon un officiel du ministère des Affaires étrangères, il n’en est absolument pas question.