Eglises d'Asie

Colombo : des responsables catholiques, bouddhistes et musulmans participent au « dimanche en noir »

Publié le 11/03/2021




Le 9 mars, de nombreuses églises sri-lankaises participaient à l’opération du « dimanche en noir », en l’honneur des victimes des attentats du 21 avril 2019 et afin d’appeler à rendre justice et à faire la lumière sur les attaques. Le cardinal Malcom Ranjith, archevêque de Colombo, qui a participé à l’événement, a publié un communiqué afin d’appeler à dévoiler les réels responsables des attentats. Plusieurs moines bouddhistes et responsables musulmans se sont joints au mouvement. « Nous avons besoin de savoir », a souligné le vénérable Watumulle Uditha Thero, un moine bouddhiste.

Le dimanche 9 mars à Colombo, des moines bouddhistes se sont joints au cardinal Ranjith à l’occasion du « dimanche en noir ».

Ce dimanche 9 mars, les responsables chrétiens sri-lankais ont organisé des manifestations symboliques et silencieuses afin de marquer le « dimanche en noir », en demandant aux autorités de rendre justice et de faire la lumière sur les attentats du 21 avril 2019. Le cardinal Malcom Ranjith, archevêque de Colombo, qui a participé à l’événement, a publié un communiqué afin d’appeler à dévoiler les responsables des attaques. La manifestation principale a eu lieu dans l’archidiocèse de Colombo, où les participants étaient vêtus de noir en signe de deuil pour les victimes des attentats du dimanche de Pâques, et afin d’exprimer l’incapacité ou le refus des autorités de découvrir et poursuivre les véritables coupables. À travers tout le pays, des intentions de prière spéciales ont été prononcées durant toutes les messes, et des marches silencieuses ont été organisées à l’issue des célébrations. Les responsables chrétiens demandent des réponses et de la transparence. Dans plusieurs lieux, des moines bouddhistes et des responsables musulmans ont participé aux manifestations, afin de montrer leur solidarité et leur désir de justice.

« Nous avons besoin de savoir »

Certains portaient des banderoles en anglais, en cingalais et en tamoul. Sur l’une d’entre elles était écrit : « Le massacre du dimanche de Pâque ! Qui, en coulisse, a dirigé les opérations ? La loi sera-t-elle appliquée contre ceux qui ont fait preuve de négligences ? Nous voulons la justice. » Les manifestants criaient divers slogans comme « Dites-nous qui sont les cerveaux [des attaques] » et « Nous sommes allés à l’église pour le dimanche de Pâques, et non pour mourir, mais ils nous ont tués ». De nombreux participants au « dimanche en noir » estiment que le massacre a été « planifié dans les moindres détails ». Ce dimanche, le cardinal Ranjith a célébré la messe dans la basilique Saint-Antoine de Colombo en présence de plusieurs moines bouddhistes et musulmans. Après la célébration, le cardinal a parlé aux médias en affirmant qu’il continuerait à se battre pour que toute la vérité soit dévoilée sur la tragédie. Le vénérable Watumulle Uditha Thero, secrétaire général du Front national des moines bouddhistes, a exprimé la solidarité des bouddhistes sri-lankais avec les chrétiens dans leur combat pour la justice. « Nous appelons le président à dévoiler bientôt les noms des véritables responsables, des instigateurs et des complices, qui ont approuvé les attaques. Nous avons besoin de savoir », a-t-il souligné.

(Avec Asianews, Colombo)


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