Eglises d'Asie

Faisalabad : une ONG chrétienne aide les familles démunies dans la création de microentreprises

Publié le 03/06/2021




Plutôt que de donner de l’argent aux familles démunies de Faisalabad, l’ONG fondée par Rehan Masih, un travailleur social du district de Warispura, les aide à monter leur propre activité en leur fournissant le matériel nécessaire. Ainsi, un bénéficiaire en situation précaire, Niyamat, a obtenu un rickshaw (moto-taxi) grâce auquel il gagne mieux sa vie et celle de sa famille. Rehan Masih explique que son centre s’inspire du Bon Samaritain : « Prends soin de lui » (Lc 10, 35) « Ils m’ont aidé à me relever », se réjouit un autre bénéficiaire.

Rehan Masih, un travailleur social du district de Warispura, a fondé une petite ONG (Good Samaritan Resource Centre) baptisée du nom du « Bon Samaritain » afin de venir en aide aux plus démunis de Faisalabad, dans le nord du Pakistan. L’ONG ne leur donne pas de l’argent directement, mais les aide à monter un commerce afin de leur permettre de gagner leur vie par eux-mêmes. Inspiré par cette philosophie, avec des moyens limités, le Centre de ressources cherche à suivre l’esprit de la parabole du bon samaritain et l’appel évangélique : « Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai. » (Lc 10, 35) Rehan Masih explique qu’il a appris, au fil du temps, qu’il vaut mieux apprendre à quelqu’un à pêcher que de lui donner un poisson. C’est pourquoi il aide les gens dans le besoin à se lancer dans de petites activités comme chauffeurs de rickshaws (voiturettes à trois roues, fréquemment utilisées pour le transport de personnes ou marchandises), commerçants, couturiers, coiffeurs, etc. Il a même fourni des vaches et des chèvres à ceux qui savaient les employer à profit.

« Ils m’ont aidé à me relever »

Grâce à la petite ONG qu’il a créée, de nombreux bénéficiaires sont parvenus à se lancer dans des activités honorables et à survivre par eux-mêmes, au lieu de se retrouver à mendier dans les rues ou à crouler sous les dettes. Rehan Masih souligne qu’au lieu de donner de l’argent, le Centre achète l’équipement nécessaire et le fournit à ceux qui sollicitent l’aide de l’association – afin d’assurer que l’argent n’est pas utilisé autrement. Les gens accompagnés par l’ONG choisissent ce dont ils ont besoin pour leur activité, et Rehan Masih le leur fournit. Ce dernier a également deux cousins en Amérique, Nayer et Issac, qui sont ses soutiens financiers. Pour eux, leur seule récompense est cette sorte de satisfaction intérieure que seul Dieu peut donner. Ces six derniers mois, ils ont aidé à lancer plus de dix microentreprises, dirigées par des familles chrétiennes pakistanaises démunies, tandis qu’une cinquantaine d’autres familles attendent leur tour. Le but de Rehan Masih est de leur donner autant que ce que lui-même a reçu, « sans intérêts » précise-t-il. En fait, le fondateur ne garde aucune roupie pour lui ; tout est investi au service des activités des bénéficiaires.

Actuellement, il s’apprête à aider d’autres projets de microentreprises, dont une personne qui a besoin d’un barbecue pour son activité. Il évoque une dizaine d’autres familles qui souhaitent lui parler de leurs projets éventuels. « Dans une période difficile, ils m’ont aidé à me relever », se réjouit Irfan Masih, un homme handicapé qui voulait devenir tailleur. « Rehan Masih et son équipe m’ont trouvé une machine, du fil et du tissu », explique-t-il. Aujourd’hui, il façonne des uniformes scolaires et des vêtements pour hommes et pour femmes. Grâce à cette activité, il gagne environ 20 dollars US par jour, ce qui lui permet de faire vivre sa famille. Un autre bénéficiaire, Niyamat Masih, explique qu’il travaillait autrefois comme agent de nettoyage dans plusieurs immeubles, quand il a entendu parler de Rehan Masih. Après plusieurs mois de préparatifs, l’ONG lui a fourni un rickshaw, avec lequel il gagne désormais sa vie et celle de sa famille.

(Avec Asianews)


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