Eglises d'Asie – Cambodge
« La grâce de Dieu s’est manifestée » (Mgr Olivier Schmitthaeusler, Phnom Penh)
Publié le 12/01/2019

L’évêque indique, dans sa lettre pastorale, quelques mots-clefs qu’il utilise pour décrire la vie de la communauté chrétienne de Phnom Penh : fidélité, amour donné et reçu, espérance, vie, dignité, mémoire, conversion, famille et paix. Mgr Schmitthaeusler évoque ainsi, en signe de la fidélité de l’engagement des missionnaires au Cambodge, l’action de grâce vécue par sœur Colette, des Sœurs de la Providence de Portieux : « Sœur Colette a fêté ses cinquante ans de vie offerte à Jésus, aux côtés de Claire Amitié qui fête cinquante ans de présence au Cambodge, auprès des jeunes filles et des ouvrières. Merci pour cette fidélité qui nous rappelle combien le Christ est fidèle avec chacun et chacune d’entre nous. » « Notre Église, ajoute-t-il, c’est aussi les petits orphelins de Mère Teresa abandonnés sur le trottoir, sans famille et sans amour, qui trouvent un foyer chaleureux et aimant. Une grande famille, à l’image de la Sainte Famille. » L’évêque cite aussi dans sa lettre les enfants handicapés de l’école Lavalla, à Ta Khmau, au sud de Phnom Penh, en rendant grâce pour l’action du Frère Terry Heinrich, ancien directeur de l’école, décédé en novembre 2018. « Sa mort a été un choc pour tous. Je rends grâce pour le chemin d’espérance qu’il a ouvert à tant d’enfants, leur offrant une éducation et une dignité. Reprenons le flambeau pour que la lumière brille dans les ténèbres de tant de malheureux. »
« Laissez venir à moi les petits enfants… »
« Ayons un cœur qui sache s’émerveiller, demande-t-il dans sa lettre pastorale, à l’image des 3 000 enfants qui, le matin de Noël, accouraient de partout à Chomkartieng [ndlr : province de Takeo, dans le sud du Cambodge] La vie est là, partageons-la. » L’évêque appelle aussi à prendre exemple sur les nombreuses communautés qui ont su donner une place aux anciens à l’occasion des fêtes : « Il est heureux de voir les jeunes servir les anciens. Durant cette année de la famille, donnons-leur une place pour que nos racines s’inscrivent dans notre histoire, et que les générations sachent s’écouter et se comprendre. » Autre signe de paix partagé par l’évêque, la visite des musulmans et des bouddhistes auprès des sœurs de Mère Teresa : « La grâce de Dieu s’est aussi manifestée par la visite des moines et des anciens de la pagode à Chomkartieng, qui sont venus souhaiter un joyeux Noël à notre communauté. Noël, c’est un merveilleux appel à la paix. »
CRÉDITS
MEP











