Eglises d'Asie

L’archidiocèse de Karachi organise une journée de formation sur les droits de l’homme

Publié le 02/12/2020




Le 29 novembre à Karachi, la Commission nationale Justice et Paix (NCJP) de l’archidiocèse de Karachi et l’ONG Pahel Pakistan ont organisé un séminaire d’une journée sur les droits de l’homme, en rassemblant plusieurs dizaines de jeunes volontaires et militants. « Nous devons tous croire qu’un jour viendra où nous aurons une société juste au Pakistan », a confié à cette occasion Kashif Anthony, coordinateur de la NCJP de Karachi. « Ce n’est qu’en nous investissant au quotidien que nous verrons les changements que nous voulons », a également souligné Jawaad Mirani, de l’ONG Pahel Pakistan.

Le 29 novembre, la Commission NCJP de l’archidiocèse de Karachi et l’ONG Pahel Pakistan ont organisé un séminaire de formation d’une journée sur les droits de l’homme.

Ce dimanche 29 novembre, la Commission nationale Justice et Paix (NCJP) de l’archidiocèse de Karachi et l’ONG Pahel Pakistan ont organisé un atelier de formation d’une journée pour un groupe de jeunes volontaires et militants des droits de l’homme. L’événement, qui a rassemblé plusieurs dizaines de jeunes catholiques pakistanais, était organisé au Centre catéchétique de Karachi, dans le sud du Pakistan. Le coordinateur de la NCJP de Karachi, Kashif Anthony, a confié aux participants que le pays avait besoin de tolérance et de diversité, et que « nous devons tous croire qu’un jour viendra où nous aurons une société juste au Pakistan ». Selon lui, ce processus sera peut-être lent, mais grâce aux efforts mutuels des personnes de bonne volonté, « notre pays sera le meilleur au monde », a-t-il assuré. Toutefois, il a ajouté que les gens ne devraient pas seulement penser à leurs droits, mais aussi à leurs devoirs. Deedar Ahmed Mirani, directeur de l’ONG Pahel Pakistan, a également pris la parole pour souligner que les droits de l’homme concernent tout le monde, quelle que soit la nationalité, l’origine ethnique, le sexe, la couleur de peau, la religion, la langue ou tout autre statut. Pour lui, de tels droits doivent être exercés de manière responsable, en respectant ceux des autres : « Aucun gouvernement, ni aucun groupe, ni aucun individu n’a le droit de faire quoi que ce soit qui viole les droits des autres. »

Concernant le pluralisme, Deedar Mirani a également évoqué les problèmes qui affligent les groupes les plus ignorés dans la société pakistanaise, dont les femmes, les enfants, les personnes transgenres, les minorités religieuses, les personnes handicapées ainsi que les jeunes vivant dans les régions rurales. Pour lui, sans la contribution de tous ces groupes, il n’est pas possible de construire une société équilibrée qui prend soin des plus vulnérables. Par ailleurs, pour Jawaad ​​Mirani, coordinateur des projets de l’ONG, en tant que citoyens, « nous devons être prêts à nous engager autant que nous le pouvons pour le bien commun ». « Ce n’est qu’en nous investissant au quotidien que nous verrons les changements que nous voulons », a-t-il souligné. Les jeunes participants au séminaire ont également exprimé leur désir de militer efficacement en étant des acteurs de changements dans la société pakistanaise. L’une d’entre eux, Nabila Aslam, estime que sans changer soi-même, il ne peut y avoir de paix et d’accueil de l’autre au Pakistan. « La paix exige la tolérance religieuse et politique », ajoute-t-elle.

(Avec Asianews, Karachi)


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