Eglises d'Asie

Laudato Si : Caritas Pakistan Karachi lance un programme de sensibilisation sur les changements climatiques

Publié le 10/11/2020




Le 5 novembre à Karachi, Caritas Pakistan a lancé une session de sensibilisation « sur la protection de la Création » dans la lignée de la Saison de la Création (du 1er septembre au 4 octobre), qui a été organisée sur le thème « un jubilé pour la Terre : de nouveaux rythmes, un nouvel espoir ». L’événement était organisé aux côtés des franciscains de la custodie Saint-Jean-Baptiste Pakistan et de la paroisse du Sacré-Cœur de Karachi, afin de poursuivre le travail de sensibilisation et de formation de Caritas Pakistan, dans le cadre d’un programme lancé par l’organisation catholique sur les changements climatiques.

La Saison de la Création, annoncée par le pape François en 2015 du 1er septembre (jour de la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création) au 4 octobre (fête de saint François d’Assise), a été célébrée cette année sur le thème « un jubilé pour la Terre : de nouveaux rythmes, un nouvel espoir ». Un mois après la fin de la Saison de la Création, Caritas Pakistan Karachi poursuit son travail dans ce domaine, dans le cadre d’un programme sur les changements climatiques en collaboration avec la Commission pour la Justice, la Paix et l’Intégrité de la Création (JPIC) de la Custodie franciscaine Saint-Jean-Baptiste Pakistan. Le 5 novembre, avec le soutien de la paroisse du Sacré-Cœur de Karachi, Caritas a lancé une session de sensibilisation auprès des enseignants et du personnel de l’école du Sacré-Cœur et de l’école Muqddasa Mariam de Shireen Jinnah Colony (Karachi). Le but était de renforcer la sensibilisation des fidèles pakistanais sur la protection de la Création et des ressources naturelles, en tant que « maison commune ».

Le principal invité était le père Mughal Peter (Ordre des frères mineurs), de la custodie franciscaine du Pakistan. Les autres participants étaient le père Bernard Younas (OFM), les sœurs dominicaines de Karachi et le père Gul Shahazd (OFM), ainsi que le père Also Burro (OFM), de la commission JPIC. L’équipe de Caritas Pakistan Karachi était représentée par Mansha Moor, secrétaire général de l’antenne locale. Le père Gul Shahzad a salué les participants dans un discours d’ouverture en offrant des arjaks (châle ou étole traditionnelle) en signe d’amitié. « Nous sommes sensibles au besoin urgent de renforcer et soigner nos liens avec la Création et les uns avec les autres, en tant que communautés et en tant qu’individus. Nous devons prier et travailler pour la protection de la planète et pour les plus démunis d’entre nous », a-t-il déclaré, en rappelant que le pape François avait encouragé le lancement de la Saison de la Création comme une occasion d’approfondir notre engagement pour la protection de la maison commune. Le père Bhuro Mangho (OFM), également présent, a quant à lui souligné les conséquences des changements climatiques sur la vie humaine. « Dieu a créé un monde merveilleux pour nous, et l’homme peut y vivre, mais il a aussi le pouvoir de détruire la nature pourtant si précieuse. Nous pouvons tous nous engager pour protéger notre environnement, en décidant d’agir et de collaborer pour cette cause », a-t-il souligné.

Le Dr Daniel Bashir, un jeune médecin pakistanais, qui participait également à l’événement, est intervenu en évoquant l’encyclique Laudato Si. Pour lui, c’est un très beau texte qui couvre de nombreux sujets, dont l’environnement, mais aussi l’écologie intégrale et les conséquences du consumérisme et de l’indifférence sur notre monde. « Nous sommes responsables quand nous créons des choses qui peuvent blesser » a-t-il commenté, en proposant aux participants de lutter contre les changements climatiques à leur échelle, en plantant des arbres et évitant la culture du gâchis. Un enseignant catholique, de l’école du Sacré-Cœur, est également intervenu afin de souligner que les changements climatiques affectent non seulement les hommes mais aussi la Création tout entière. « Les conséquences des changements climatiques sont observées sur nos ressources naturelles, notamment les ressources en eau. Le Pakistan est le quatrième pays au monde concernant la consommation d’eau », a-t-il alerté. « Ces séminaires, a-t-il ajouté, sont importants pour sensibiliser et pour apprendre. Nous tous, en tant qu’enseignants, nous pouvons transmettre ce message au quotidien. »

(Avec Asianews, Karachi)


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