Eglises d'Asie

Le cardinal Charles Maung Bo appelle à organiser une semaine de prière pour l’Église en Chine

Publié le 16/03/2021




Le cardinal Bo, président de la Fédération des conférences épiscopales asiatiques (FABC), a appelé à organiser une semaine de prière pour l’Église de Chine du 23 au 30 mai. Chaque année, depuis 2007, l’Église prie particulièrement pour les catholiques chinois le 24 mai, à l’occasion de la fête de Marie, Auxiliaire des chrétiens (particulièrement vénérée au sanctuaire de Sheshan à Shanghai). Le cardinal Bo a notamment cité une prière de Benoît XVI : « Notre-Dame de Sheshan, soutiens l’engagement de tous ceux qui, en Chine, au milieu des difficultés quotidiennes, continuent à croire, à espérer, à aimer. »

La statue de Notre-Dame de Sheshan, à Shanghai, où plusieurs milliers de pèlerins se rendent chaque année en mai pour la Journée de prière pour l’Église de Chine.

Le cardinal Charles Maung Bo, président de la Fédération des conférences épiscopales asiatiques (FABC), a appelé les catholiques à participer à une semaine de prière pour l’Église de Chine du 23 au 30 mai. En 2007, le pape Benoît XVI avait publié une lettre aux évêques, prêtres, consacrés et laïcs de l’Église catholique en République populaire de Chine. À cette occasion, il avait désigné le 24 mai, fête de Marie, Auxiliaire des chrétiens et particulièrement vénérée au sanctuaire Notre-Dame de Sheshan à Shanghai, comme une journée mondiale annuelle de prière pour l’Église en Chine. « Nous devons demander à Notre-Dame de Sheshan de protéger toute l’humanité et toute la dignité de chaque personne en Chine, selon les mots du pape émérite Benoît XVI », a déclaré le cardinal Bo en évoquant la Prière à Notre-Dame de Sheshan écrite par Benoît XVI : « Notre-Dame de Sheshan, soutiens l’engagement de tous ceux qui, en Chine, au milieu des difficultés quotidiennes, continuent à croire, à espérer, à aimer, afin qu’ils ne craignent jamais de parler de Jésus au monde et du monde à Jésus. »

« Qu’elle puisse devenir une force pour le bien »

« Nous sommes invités à nous rappeler que toute la doctrine sociale de l’Église, en fait, découle du principe qui affirme la dignité inviolable de la personne humaine », a poursuivi le cardinal birman, qui est également archevêque de Rangoun et président de la Conférence épiscopale birmane. Le cardinal Bo a tenu à exprimer son amour pour le peuple de Chine, son respect pour leur ancienne civilisation et pour leur formidable croissance économique. « Mon espérance est que la Chine continue son essor en tant que puissance mondiale, et qu’elle puisse devenir une force pour le bien et une protectrice des droits des plus vulnérables et des marginalisés dans le monde », a-t-il également souligné. Le cardinal birman a aussi rappelé que depuis le début de la pandémie, le peuple chinois a rencontré de lourdes épreuves qui ont affecté le monde entier. « Il est important de prier non seulement pour l’Église en Chine mais aussi pour tous les habitants de la République populaire de Chine. » L’archevêque birman, âgé de 73 ans, a confié que beaucoup de régions du monde sont toujours éprouvées, y compris dans son propre pays, mais que dans un esprit de solidarité, il était bon de penser non seulement à nos propres difficultés mais aussi à celles des autres en priant pour eux.

La Birmanie est effectivement traversée par une crise grave depuis le coup d’État du 1er février et les manifestations populaires qui ont suivi depuis plus d’un mois. Le cardinal Bo a également cité le pape François en soulignant qu’il y a aussi « une faim plus profonde, la faim d’un bonheur que seul Dieu peut rassasier, une faim de dignité ». L’archevêque birman a appelé à prier pour tous les Chinois, pour qu’ils cherchent et prennent conscience de toute la mesure de bonheur que le Créateur leur a donné. L’an dernier, le cardinal Bo avait publié un message virulent en appelant le régime de Pékin à demander pardon pour les dégâts causés à cause de la pandémie. « C’est le régime de Pékin – et non le peuple de Chine – qui doit être dénoncé pour ses actions et inactions. Il ne faut bien sûr pas réagir à cette crise avec de la haine raciale envers la Chine. Vraiment, le peuple chinois a été la première victime de ce virus, après avoir été depuis longtemps victime de ce régime répressif », avait-il déclaré dans un message publié en avril 2020.

(Avec Ucanews)


CRÉDITS

DR