Eglises d'Asie

Le passage du cyclone Yass laisse 26 villages de Khulna sans nourriture et sans eau potable

Publié le 04/06/2021




Fin mai, quelques jours après le passage du cyclone Tauktae, une nouvelle tempête tropicale a frappé l’est de l’Inde et le Bangladesh, en causant des pluies torrentielles, des vents violents et des vagues extrêmement fortes qui ont inondé plusieurs zones côtières (notamment dans la région de Khulna, au sud du Bangladesh). « À cause du cyclone Yass, les bassins ont été envahis d’eau de mer, et nous avons dû aller chercher de l’eau à sept kilomètres d’ici », explique Shuda Mondol, une femme du village de Ghigrakhati, qui déplore le manque d’eau et de nourriture.

Fin mai, le cyclone Yass a traversé l’Inde et le Bangladesh en causant au moins six décès et en laissant de nombreuses destructions. Dans la région de Khulna, dans le sud du Bangladesh, les cultures, les fermes et les habitations ont été submergées par les inondations. De nombreuses zones habitées dans les régions côtières bangladaises sont désormais sans eau potable ni nourriture. « À cause du cyclone Yass, tous les bassins ont été envahis par de l’eau de mer. Cela nous a obligés à aller chercher de l’eau à sept kilomètres d’ici », explique Shuda Mondol, une femme au foyer du village de Ghigrakhati, qui témoigne en revenant d’un autre village, Kolaputa. L’accès à l’eau potable est également problématique pour Shila Rani, qui a six enfants à nourrir. « Tous les jours, cela me prend cinq ou six heures pour aller chercher de l’eau dans un village voisin. Un bidon d’eau ne tient qu’une journée pour toute la famille. Donc nous buvons moins », ajoute-t-elle.

Une région particulièrement exposée

En détruisant les cultures et les fermes piscicoles implantées dans la région de Khulna, le cyclone a laissé les habitants non seulement sans eau et sans nourriture, mais également sans travail étant que donné que la majorité d’entre eux sont des ouvriers agricoles. Il leur faut aussi trouver de l’eau pour les animaux comme les vaches et la volaille ; par ailleurs, l’hygiène est également problématique avec la destruction des toilettes et installations sanitaires. Près de 30 000 habitants issus de 26 villages sont dans cette situation. Animesh Biswas, un fonctionnaire local, reconnaît que la région manque de nourriture et que le gouvernement ne fournit aucune aide à ce jour. Plusieurs ONG locales ont été appelées à l’aide pour faire face à la situation. Daud Jibon Das, directeur régional de Caritas Khulna, explique que l’organisation catholique a déjà sollicité le soutien de nombreux bienfaiteurs pour les victimes de la catastrophe. Khulna est un district de faible altitude, particulièrement exposé aux intempéries et aux catastrophes environnementales. La plupart des maisons de la région sont construites en terre crue, et ces dernières années, plusieurs tempêtes ont détruit plusieurs milliers d’habitations, sans compter les cultures arrachées et les arbres déracinés.

(Avec Asianews)


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