Eglises d'Asie

Le père Indrias Rehmat, nouvel évêque nommé pour le diocèse de Faisalabad

Publié le 03/07/2019




Le père Indrias Rehmat, vice-recteur du grand séminaire du Christ Roi de l’archidiocèse de Karachi, a été nommé évêque de Faisalabad par le pape François, le 29 juin. Une nouvelle accueillie avec joie par les fidèles du diocèse, qui était resté sans évêque depuis deux ans, après le transfert de Mgr Joseph Arshad dans le diocèse d’Islamabad-Rawalpindi en 2017. Le nouvel évêque nommé, 52 ans, est diplômé d’un doctorat en théologie morale et auteur de nombreux ouvrages. Son ordination épiscopale aura lieu en septembre dans la cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul de Faisalabad. Il explique vouloir se concentrer en priorité sur la formation et sur l’éducation.

« La nouvelle de ma nomination était une surprise totale. Je veux travailler au service de tous. Ma priorité aujourd’hui, c’est de comprendre ce qui se vit dans notre diocèse et de voir comment appliquer ce que je crois », explique le père Indrias Rehmat, nouvel évêque nommé de Faisalabad. « Notre communauté a un besoin urgent d’être formée. Il faut aussi mettre l’accent sur l’éducation académique et civique, parce que les valeurs humaines peuvent lutter contre le fléau de la corruption », ajoute le nouvel évêque, qui a été nommé par le pape François à la tête du diocèse de Faisalabad le 29 juin. À 52 ans, il remplace Mgr Joseph Arshad, qui a été transféré au diocèse d’Islamabad-Rawalpindi en décembre 2017. Des prières spéciales ont été offertes dans les cathédrales du pays, le dimanche 30 juin, pour le père Indrias Rehmat, qui était vice-recteur du grand séminaire du Christ Roi de l’archidiocèse de Karachi. Le nouvel évêque nommé est né le 1er juillet 1966 dans le village de Chak, dans le district d’Okara dans le diocèse de Faisalabad. Son père servait dans la cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul en tant que catéchiste, et lui-même y a été servant d’autel. Après avoir étudié au lycée Saint-Albert de la ville de Gojra, il a rejoint le petit séminaire Saint Thomas Apôtre de Faisalabad en 1982. Dix ans plus tard, le 25 septembre 1992, il a été ordonné prêtre. Plus tard, il a également complété un doctorat en théologie morale à Rome. Le père Rehmat, qui a également été curé de paroisse dans l’archidiocèse de Karachi, est l’auteur de nombreux livres. En 2015, il a été nommé responsable des études de l’Institut catholique national de théologie. Son ordination épiscopale aura lieu en septembre prochain dans la cathédrale de Faisalabad.

« Nous rendons grâce à Dieu pour tant de vocations. La semaine dernière, dix jeunes ont rejoint le petit séminaire Saint-Pie-X de Karachi. Aujourd’hui, nous avons trente jeunes au petit séminaire et le grand séminaire du Christ Roi compte 72 séminaristes ; les deux établissements sont bondés », se réjouit-il. Sa nomination a suscité l’enthousiasme de beaucoup de fidèles dans le diocèse, qui n’avait plus d’évêque depuis presque deux ans. Pour le père Bonnie Mendes, ancien secrétaire général de la Commission nationale Justice et Paix, ces nouvelles réjouissantes ont mis du temps à arriver. « Mais nous sommes tous très heureux. Je suis sûr que notre nouvel évêque trouvera que notre région est une terre fertile pour les vocations. Il a soif de la Parole de Dieu, et il désire renforcer l’Église. La priorité doit être les jeunes, qui représentent 64 % d’entre nous – la plus grande proportion de jeunes dans notre histoire. Les femmes défavorisées des minorités religieuses ont également besoin d’être soutenues pour qu’elles puissent jouer un plus grand rôle dans le développement de notre pays, dans tous les domaines, y compris les affaires, la politique et le secteur social. » Aneel Mushtaq, secrétaire général de Caritas Pakistan Faisalabad, se réjouit de la nomination du nouvel évêque. « Nous espérons que notre diocèse va continuer à avancer dans cet élan. Il est temps de renforcer certains départements, en particulier les écoles catholiques. » Le père Abid Habib, capucin, envoie de son côté ses meilleurs vœux à l’évêque nommé de Faisalabad, qu’il considère comme « une personne humble, d’une bonne nature et qui reste souvent calme ». « Je pense qu’il compte se démener pour appeler les fidèles à faire des études. Nos bidonvilles chrétiens sont connus pour être des colonies de domestiques et de balayeurs. L’Église pakistanaise à beaucoup à faire pour aider la communauté à s’en sortir. »

(Avec Asianews, Lahore)


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