Eglises d'Asie

Les chrétiens pakistanais prient pour le Pakistan à l’occasion de la Journée internationale de la paix

Publié le 24/09/2020




Le 21 septembre, à l’occasion de la Journée internationale de la paix, la Commission nationale pour la Justice et la paix de l’archidiocèse de Karachi a organisé un séminaire et une marche pour la paix afin de prier pour le Pakistan et pour le monde. L’événement a rassemblé plusieurs groupes humanitaires, congrégations religieuses, étudiants, juristes et avocats, dans le but de sensibiliser les participants sur leur rôle au service de la paix dans le pays et dans la société. « Les nôtres ont beaucoup souffert à cause du Covid-19, des fortes pluies et des vagues de chaleur, mais ce qui est fort, c’est que nous sommes restés unis », a confié Zahid Farooq, un avocat chrétien.

À l’occasion de la Journée internationale de la paix, les chrétiens pakistanais ont organisé un séminaire et une marche pour la paix, avec notamment un lâcher de colombe.

À l’occasion de la Journée internationale de la paix, ce lundi 21 septembre, une célébration annuelle parrainée par l’ONU, la Commission nationale pour la Justice et la Paix (NCJP) de l’archidiocèse de Karachi a lancé un séminaire et une marche pour la paix afin de marquer l’événement et de prier pour la paix au Pakistan et dans le monde. Plusieurs groupes humanitaires, ainsi que des congrégations religieuses, des étudiants et des avocats, ont pris part aux événements. Le but de la journée était de sensibiliser les participants sur le rôle et les devoirs des Pakistanais pour l’avènement de la paix dans la société et dans le pays. Le père Saleh Diego, directeur national de la NCJP et vicaire général de l’archidiocèse de Karachi, a déclaré à cette occasion que « toutes les religions et tous les prophètes apportent un message de paix ». Le prêtre a ajouté que « Jésus lui-même a donné deux commandements : ‘Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit’ et ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même’ ». « Si nous nous respectons et si nous nous aimons les uns les autres, si nous pensons aux autres et à leur prospérité, avec toute notre énergie, notre société grandira », a-t-il ajouté. « Dès le commencement, dans les écoles et les madrasas [écoles coraniques], nous devons l’apprendre à nos enfants, et les inciter à laisser dans leurs cœurs une place pour les religions des autres et pour l’humanité. Espérons que nous sommes capables de vivre en paix ; pour cela, nous devons défendre la paix dans notre pays. »

« Nous sommes restés unis »

Zahid Farooq, un avocat chrétien engagé pour la défense des droits de l’homme au Pakistan, travaille aux côtés du groupe Urban Resource Centre. Le 21 septembre à Karachi, il est intervenu afin de souligner que « notre première responsabilité est de penser à nos communautés et à leur bien-être ». « Les nôtres ont beaucoup souffert à cause du Covid-19, des fortes pluies et des vagues de chaleur, mais ce qui est fort, c’est que pour notre sécurité, nous sommes restés unis. C’est vraiment une grande bénédiction. Nous devons devenir la voix de ceux qui nous entourent. Nous devons construire des relations entre nous et toujours penser à la paix dans nos familles et dans notre société », a-t-il ajouté. Saleem Michael, un juriste chrétien de la Haute Cour de Sindh, a également cité Gandhi en disant que « si nous vivons réellement selon les béatitudes de la Bible, il y aura la paix non seulement en Inde et au Pakistan, mais aussi dans le monde entier ». « L’éducation commence à la maison, et souvent, le rôle principal revient aux femmes qui éduquent leurs enfants. C’est pourquoi nous devons nous en préoccuper et défendre les droits des femmes », a ajouté Saleem Michael. Malheureusement, a-t-il poursuivi, « au Pakistan, nos filles ne sont pas en sécurité ». « Elles sont mariées et converties de force, et cela se produit tous les jours. Nous avons contribué à la création du Pakistan, mais nous ne sommes pas traités comme des citoyens à part entière. Pourtant, nous prions pour le pays et nous travaillons au développement du Pakistan », a-t-il souligné. Mehnaz Apa, de la Fondation Aurat, est également intervenue en soulignant que « les femmes comprennent et connaissent la valeur de la paix ». « Elles se battent et travaillent pour la paix, non seulement dans leurs familles, mais aussi dans le monde. La paix n’est pas seulement la responsabilité des Nations unies ou de nos dirigeants, mais aussi la nôtre », a-t-il insisté. Le 21 septembre, le diocèse de Faisalabad et la Commission Justice et Paix (NCJP) de Faisalabad ont également organisé un séminaire présidé par Mgr Indrias Rehmat. L’événement, organisé par le directeur diocésain de la NCJP, a rassemblé des personnes de toutes origines, y compris des enseignants, des étudiants, des juristes, des religieux et des personnalités politiques. Les participants se sont engagés à jouer un rôle au service de la paix et de la tolérance dans la société.

(Avec Asianews, Karachi)


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