Eglises d'Asie

Mymensingh : le pèlerinage annuel au sanctuaire marial de Baromari rassemble 1 500 fidèles

Publié le 03/11/2020




Ce vendredi 30 octobre au sanctuaire marial de Baromari, dans la paroisse Saint-Leo du diocèse de Mymensingh, près de 1 500 pèlerins ont pu participer au pèlerinage marial annuel de la paroisse malgré les conditions sanitaires. En temps normal, on compte entre 20 000 et 25 000 pèlerins venus de tout le Bangladesh, qui se rassemblent tous les ans au sanctuaire Notre-Dame de Fatima de Baromari. Cette année, le programme du pèlerinage était organisé sur six heures au lieu de deux jours habituellement. Le pèlerinage était organisé sur le thème « Baptisés et envoyés : Marie Reine de Fatima, témoin de la Bonne Nouvelle ».

Le 30 octobre, seulement près de 1 500 pèlerins ont pu participer au pèlerinage annuel du sanctuaire de Notre-Dame de Fatima de la paroisse Saint-Leo de Baromari, dans le district de Sherpur. Le sanctuaire est situé dans le diocèse de Mymensingh, dont la population est majoritairement indigène. Le pèlerinage marial, l’un des plus populaires du pays, a dû être organisé avec des consignes sanitaires strictes en raison de la pandémie. Le nombre de pèlerin pouvant accéder au sanctuaire a donc dû être réduit, et les organisateurs ont imposé les normes sanitaires en vigueur, dont la distanciation physique. Habituellement organisé sur deux jours, avec entre 20 000 et 25 000 pèlerins venus de tout le Bangladesh, le pèlerinage n’a duré que six heures cette année. Les responsables du sanctuaire ont organisé le pèlerinage sur le thème « Baptisés et envoyés : Marie Reine de Fatima, témoin de la Bonne Nouvelle ».

À l’origine, selon les règles imposées par le gouvernement, l’événement n’aurait dû autoriser qu’un maximum de 600 personnes. Mais à la demande du sanctuaire, les autorités ont permis à davantage de fidèles de participer au pèlerinage, qui comprenait une procession mariale aux chandelles, des temps de prière et la messe. « À cause du Covid-19, nous avons maintenu ces restrictions imposées par le gouvernement. Beaucoup de fidèles ont demandé à pouvoir venir, mais nous n’avons pas pu le permettre à cause de ces restrictions. Nous avons organisé le programme du pèlerinage entre 9 heures du matin et 15 heures. L’an prochain, nous espérons pouvoir l’organiser normalement », confie le père Monindra Michael Chiran, curé de la paroisse Saint-Leo et organisateur du pèlerinage.

Pèlerinages de foi

Le prêtre précise que contrairement aux autres années, aucune boutique n’était ouverte sur le site du sanctuaire, et les pèlerins ont dû partir dès la fin de l’événement. Samuel Costa, un catholique de Dacca âgé de 55 ans, vient d’habitude au pèlerinage avec les cinq membres de sa famille ; cette année, il a dû venir seul. « Je suis vraiment chanceux d’avoir pu venir. J’ai prié Marie pour ma famille et pour tous ceux qui souffrent à cause du Covid-19. J’ai aussi prié Marie pour que le coronavirus soit bientôt vaincu. » Sangkor Biswas, âgé de 35 ans, un catholique du district de Gopalganj, qui vend des sculptures religieuses, confie de son côté sa déception. Depuis cinq ans, il vient tous les ans au pèlerinage où il vend des statues de Jésus, de Marie et de saint Antoine de Padoue. « Je ne viens pas qu’en homme d’affaires, mais aussi en tant que fidèle. J’essaie de participer à tous les pèlerinages organisés dans le pays, mais cette année, je n’ai pas pu venir au pèlerinage de Baromari. J’étais très déçu. Mais j’ai prié Marie depuis chez moi pour la paix dans le monde », confie-t-il. Le sanctuaire marial de Baromari a été inauguré en 1997 en réponse à l’appel du pape Jean-Paul II à ériger des « pèlerinages de foi » dans le cadre du jubilé de l’an 2000. Des pèlerinages ont été lancés dans le pays l’année suivante. Le sanctuaire marial de Baromari est devenu populaire au fil des années, alors que des miracles et des guérisons ont été attribués à la Vierge par des pèlerins.

(Avec Ucanews, Natore)


CRÉDITS

Chandan Robert Rebeiro