Eglises d'Asie

Quatre catholiques bangladais distingués pour leur travail au service de l’Église et du Bangladesh

Publié le 27/10/2020




Ce mois-ci, le Saint-Siège a remis la Croix Pro Ecclesia et Pontifice (ou Croix de l’Honneur) à quatre catholiques bangladais pour leur travail au service de l’Église locale et à la société bangladaise. La Croix de l’Honneur est une des plus hautes distinctions accordées par le Saint-Siège, pour des services rendus « à l’Église et à la papauté ». Elle a été remise à Thomas Rozario, représentant du gouvernement local, à sœur Marie Lillian, religieuse, ainsi qu’à Jyoti F. Gomes et à Michael Botlaru, deux éducateurs. Le cardinal Patrick D’Rozario, archevêque de Dacca, était présent pour la cérémonie.

Quatre catholiques bangladais ont reçu la Croix Pro Ecclesia et Pontifice, remise par le Vatican pour leur travail au service de l’Église et de la société bangladaise.

Le Vatican a remis la Croix Pro Ecclesia et Pontifice, aussi connue sous le nom de Croix de l’Honneur, à quatre catholiques bangladais en signe de reconnaissance pour leur contribution au service du développement de l’Église locale et de la société bangladaise. La Croix de l’Honneur est une haute distinction qui peut être remise par le Saint-Siège en récompense pour des services rendus à l’Église et à la papauté, et qui peut être décernée à des membres du clergé et à des laïcs. Elle a été remise à Thomas Rozario, représentant local du gouvernement, à sœur Marie Lillan (de la congrégation des Associées de Marie Reine des Apôtres), ainsi qu’à Jyoti F. Gomes et à Michael Botlaru, deux éducateurs. La cérémonie a eu lieu il y a près d’un mois à l’archevêché de Dacca, la capitale. Le cardinal Patrick D’Rozario, archevêque de Dacca, et Mgr George Kocherry, nonce papal au Bangladesh, étaient présents. Thomas Rozario, âgé de 69 ans, a dirigé un conseil syndical (Union Parishad – des unités administratives locales et rurales) pendant 38 ans. Durant cette période, il s’est comporté honnêtement au service du développement local, sans préjugés religieux ou sociaux. « C’est un grand honneur pour moi de recevoir cette distinction », confie-t-il. « Cela m’encourage à continuer de servir mon peuple et mon pays. »

Sœur Marie Lillian, âgée de 90 ans, est venue en aide à plus de 4 000 femmes bangladaises au cours de sa vie, grâce au centre de formation Jagorani qu’elle dirigeait. Cette institution permet aux femmes rurales qui y sont formées d’exposer et de vendre leur production (des produits artisanaux tels que des objets en jute, des figurines en terre cuite, des paniers tressés, des bougies, des bagues, des boucles d’oreilles, des tapis…). La religieuse a dédié son prix à toutes les femmes qui travaillent toujours au centre ou avec le centre, et où elles peuvent parvenir à devenir plus autosuffisantes. Jyoti F. Gomes, âgé de 67 ans, est secrétaire du Bureau de l’enseignement catholique bangladais (Bangladesh Catholic Education Board). Il est également enseignant et forme d’autres enseignants. Il s’est senti dépassé par l’honneur qui lui a été accordé par le pape. « Je n’ai pas travaillé dans le but de recevoir cette distinction. Mais cet honneur m’aidera à faire mon travail au service de l’Église avec encore plus de détermination. » Michael Botlaru, âgé de 76 ans, ancien membre du gouvernement, a accompagné de nombreux établissements éducatifs catholiques au cours de sa carrière, en les aidant à se conformer aux exigences et aux normes établies par le gouvernement bangladais. « Ces quatre personnes ont fait un travail remarquable au service de la société bangladaise et de la nation », a salué le cardinal Patrick D’Rozario, qui a souligné que leur travail a bénéficié à l’Église et au pays. « Ils ont reçu ce prix pour cette raison. C’est pourquoi nous aussi, nous sommes heureux de les honorer et de saluer leur travail. »

(Avec Asianews, Dacca)


CRÉDITS

DR